La Russie a tenté de pirater les systèmes électoraux américains, selon un document top secret de la NSA

International

INGÉRENCE ? - Un média en ligne révèle que des pirates informatiques du renseignement militaire russe ont cherché à s’introduire dans les systèmes électoraux américains à plusieurs reprises avant la présidentielle de 2016. Des informations qui proviennent d’une fuite de la NSA.

L’affaire de l’ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016 vient-elle de prendre une nouvelle tournure ? Alors qu’on ne parlait jusque-là que de suspicions, le média en ligne The Intercept affirme en se basant sur un document top secret provenant de la NSA (Agence nationale de la sécurité) que des pirates informatiques étroitement liés à l’agence de renseignement militaire russe GRU ont tenté à plusieurs reprises de s’introduire dans les systèmes électoraux américains.

Le piratage révélé par le document de la NSA (daté du 5 mai) visait des entreprises privées qui offraient des services d’inscriptions électorales ainsi que des équipements aux collectivités locales (des machines de vote électronique). Il aura duré presque jusqu’au jour de l’élection, le 8 novembre.

Lire aussi

Impossible d'affirmer un effet du piratage sur le résultat du scrutin présidentiel

Les hackers russes ont d’abord "exécuté des opérations de cyber-espionnage contre une entreprises américaine en août 2016, manifestement pour obtenir des renseignements sur des solutions de logiciels et de matériel informatique liés aux élections", décrivent les services de la NSA. "Les acteurs ont probablement utilisé les données obtenues grâce à cette opération pour […] lancer une campagne de hameçonnage (technique utilisée pour obtenir des informations confidentielles, ndlr) sur les registres électoraux visant les organisations gouvernementales locales". Selon le rapport de la NSA, les hackers "ont obtenu et conservé l’accès à des éléments de plusieurs conseils électoraux".

Le site The Intercept indique que le document top secret ne démontre pas si les piratages ont eu un effet sur la finalité de l’élection de Donald Trump à la présidence. 

Voir aussi

Les agences américaines de renseignement ont déjà publiquement affirmé que les piratages russes de la campagne n’avaient pas eu d’incidence directe sur le résultat du scrutin, mais qu’ils ont participé à une campagne de déstabilisation à l’encontre d’Hillary Clinton.

C’est dans ce contexte que l’ancien chef du FBI James Comey doit passer jeudi une audition au Congrès, à propos de l’ingérence russe présumée dans la présidentielle. Donald Trump ne lui ayant pas demandé de renoncer à son témoignage, le dernier obstacle potentiel est ainsi levé.

Lire et commenter