Etats-Unis : le projet de taxis interdits aux hommes croule sous les demandes

Etats-Unis : le projet de taxis interdits aux hommes croule sous les demandes
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TRANSPORTS - L'Américain Michael Pelletz s'apprête à lancer une application proposant aux seules femmes des taxis conduits exclusivement par des femmes. Avec ce projet, que certains taxent de sexiste, il a suscité une telle demande que cet ancien chauffeur de VTC a décidé de repousser la date de lancement.

Les déboires rencontrés par Uber, dont plusieurs chauffeurs ont été accusés d'agressions sexuelles à travers le monde,  ont donné des idées à un entrepreneur de Boston. Michael Pelletz, un ancien chauffeur de la compagnie de VTC, s'apprête à lancer la sienne. A une différence près : ses véhicules seront uniquement destinés aux femmes et aux enfants, côté passagers comme derrière le volant.

Le principe ? Les chauffeurs de la flotte de véhicules seront des femmes qui n'ont aucun antécédent judiciaire. Concernant les clients, seules les femmes seront autorisées à bord. Une exception sera faite pour les garçons de moins de 13 ans qui auront le droit d'y prendre place. A peine le projet était-il dévoilé qu'il se faisait taxer de sexisme, des internautes soulignant notamment qu'il sous-entend que les hommes sont de potentiels prédateurs.

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"Je ne veux pas laisser tomber qui que ce soit"

L'application devait voir le jour ce mardi. Sauf que, victime de son succès, le lancement a été repoussé : Michael Pelletz, qui espérait rassembler tout d'abord 1000 conductrices, a finalement reçu pas moins de 7.000 dossier d'apprentis chauffeuses. Le tout, sans aucune publicité. "Si nous nous lançons le 19 avril, nous allons avoir des centaines de milliers de personnes qui voudront utiliser notre application. (...) Je ne veux pas laisser tomber qui que ce soit en laissant l'application planter", a-t-il expliqué. Dès lors, "nous allons repousser (le lancement) de quelques mois, juste pour être sûrs".

Michael Pelletz a raconté sur son site avoir craint pour sa vie après une expérience malheureuse avec un client. "Nous faisons cela parce que les femmes et les hommes, chauffeurs ou passagers, ne sont pas égaux face à un danger", explique-t-il. "En huit mois de service chez Uber, je n’ai pas eu le moindre retour négatif de la part d’un homme".

Chariot For Women n'est pas le premier service sur ce créneau, mais aucun n'a jamais connu le succès, en partie du fait d'accusations de discrimination. "Notre service juridique est bien préparé", répond Michael Pelletz, qui souhaite même être contesté juridiquement "car des lois peuvent changer si nous montrons qu'il y a un besoin".

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