Etats Unis : Mitch McConnell, un "dur" à la tête du Sénat

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PORTRAIT - Le sénateur républicain est appelé à incarner l'opposition à Barack Obama en tant que chef de la majorité de la Chambre haute, au lendemain des élections de mi-mandat. L’apogée d’une carrière menée tambour battant.

Il est le nouvel homme fort de Washington. Mitch McConnell, l’emblématique sénateur du Kentucky depuis 30 ans, est appelé à devenir le président du Sénat après la victoire ce mercredi du camp républicain aux Midterms. Une consécration après des années de batailles électorales pour celui dont les détracteurs vilipendent le "physique d’une tortue pour un charisme d’huître".

Il faut dire que sénateur pâtit d’un physique guère avantageux. Le site américain Daily Beast évoque carrément "des lèvres fines qui ne laissent pourtant pas apparaître des dents invisibles". Le camp démocrate, lui, préfère critiquer son âge, Mitch McConnell affichant 72 printemps. Une longévité néanmoins précieuse, puisqu’elle lui a permis mardi soir de devenir le patron du Sénat, un poste traditionnellement attribué au doyen de l’hémicycle. "Il est temps de changer de direction ! Il est temps de remettre le pays sur la bonne voie !", a d’ailleurs martelé l’élu, mardi soir, s’offrant une seconde jeunesse après des années de militantisme.

"Trente ans au Sénat, 30 % d’opinions favorables"

Mitch McConnell a en effet attrapé le virus de la politique très jeune. Le palmarès de cet ancien juge de comté parle pour lui : neuf élections remportées, en ajoutant des mandats locaux, et aucune défaite malgré une popularité chancelante. Son opposante démocrate a d’ailleurs essayé de tirer profit de ces sondages avec un credo : "Trente ans au Sénat, 30 % d’opinions favorables". En vain, tant l’homme est indéboulonnable et s’accroche à son siège.

Quitte à passer au fil des ans d’un statut de républicain tendance libéral à un conservatisme proche du Tea Party, tapant à la moindre occasion sur Obamacare – dont bénéficient la plupart de ses électeurs du Kentucky." C’est une personne extrêmement dure avec laquelle aucune négociation n’est possible", relève pour metronews Nicole Bacharan, politologue et historienne des Etats-Unis. Barack Obama n’a qu’à bien se tenir pour ses deux dernières années de mandat.

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