Primaires démocrates : qui sont les candidats en lice pour le "Super Tuesday" ?

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ÉTATS-UNIS - Les primaires démocrates vont s'accélérer ce mardi, avec des élections prévues dans pas moins de 14 Etats. Les résultats pourraient désigner le rival de Donald Trump pour l'élection de novembre.

Cinq candidats pour un seul fauteuil : la course à l'investiture démocrate va s'accélérer ce mardi avec le "Super Tuesday". Une avalanche de votes en vue, puisque les électeurs de 14 Etats sont appelés aux urnes. Grand favori, Bernie Sanders parviendra-t-il à assurer son statut de favori ? L'ancien vice-président Joe Biden pourra-t-il se poser en alternative crédible à l'aile gauche du parti ? LCI fait le point sur les candidats encore en lice après les retraits de Pete Buttigieg et Amy Klobuchar de la course dimanche et lundi.

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Bernie Sanders, le doyen et le favori de ce "Super Tuesday"

Doyen de la course à 78 ans, le sénateur du Vermont fait pour l'heure cavalier seul dans la course à l'investiture. Fort de ses 40 ans d'expérience, et malgré une crise cardiaque qui aurait pu sonner le glas de sa campagne en octobre, ce "socialiste" assumé a enchainé les victoires, avec en ligne de mire le "Super Tuesday". Il en est convaincu : ses idées ont le vent en poupe.

Notamment sa dénonciation de Wall Street et son appel à changer "un système corrompu", sa présentation pédagogique du coût du système de santé privé américain ou de la dette étudiante. Mais pour beaucoup, ce programme très à gauche pourrait lui être fatal dans la dernière ligne droite. Ses ennemis le savent. Donald Trump a ainsi rappelé son voyage avec sa femme à Moscou en 1988, ou sa défense à la même époque du régime sandiniste au Nicaragua. Ces attaques font que beaucoup de démocrates modérés doutent que Bernie Sanders puisse emporter la présidentielle face à Trump en novembre.

Joe Biden, l'alternative à Bernie Sanders

Se présenter comme une alternative crédible à Bernie Sanders : tel est l'objectif que s'est fixé Joe Biden ces derniers jours. L'ancien vice-président américain a en effet rebattu les cartes dans la course démocrate à la Maison Blanche en remportant largement ce weekend la primaire de Caroline du Sud. Un état où il était favori, lui l'ancien bras droit de Barack Obama, car la population noire, chez qui il est très populaire, représente plus de la moitié de l'électorat démocrate.

Mais pour Joe Biden, qui se présente une troisième fois, la route est encore longue : gaffes, gestes déplacés envers les femmes, doutes sur sa forme physique… beaucoup au sein de son propre camp doutent encore de lui. Notamment car les attaques du président ont contribué à saper sa candidature : Donald Trump le surnomme "Joe l'endormi", le septuagénaire apparaissant parfois en petite forme sur la route de la campagne.

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Michael Bloomberg joue son va-tout

Entré tardivement dans la campagne, l'ancien maire de New York tente de rattraper son retard et inonde le pays de publicités, puisant un demi-milliard dans sa fortune personnel pour vanter ses qualités et son CV. Mais cela suffira-t-il ?  N'ayant pas participé aux quatre premiers scrutins des primaires, la neuvième fortune se doit d'enregistrer de très bons résultats lors de ce "Super Tuesday" pour espérer tenir dans cette campagne.

Mais un premier débat raté, où il a été attaqué de toute part par ses concurrents et une deuxième performance peu convaincante ont stoppé sa hausse dans les sondages ces dernières semaines. Pour autant, il figure toujours en troisième place, derrière Bernie Sanders et Joe Biden.

Elizabeth Warren, à la traîne

Elizabeth Warren, 70 ans, a un temps été considérée comme la favorite des primaires, notamment grâce à son programme très à gauche. Seulement voilà : sa route s'est parsemée d'embûches, en raison des bonnes performances de Bernie Sanders, "socialiste" autoproclamé.

Féroce dans les débats, notamment le dernier où elle a attaqué très vivement Mike Bloomberg, la sénatrice progressiste est désormais à la traîne dans les sondages et en situation très périlleuse après ses résultats décevants lors des quatre premières primaires.

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Tulsi Gabbard, une dernière chance pour tenter d'exister

Malgré ses déconvenues dans les premières primaires, Tulsi Gabbard s'accroche tant bien que mal. Représentante de Hawaï au Congrès depuis 2012, cette ex-militaire de 38 ans, qui a servi en Irak et au Koweït, affirme être "une servante loyale" des Etats-Unis. Une loyauté qu'elle n'a cessé de mettre en avant au cours de sa campagne : en août 2019, elle avait décidé d'interrompre sa course à l'investiture pour participer à des exercices militaires en Indonésie durant deux semaines.

En manque de fonds pour financer ses meetings et autres déplacements, elle a lancé une cagnotte dont les gagnants auront le privilège d'une virée en snowboard avec l'ancienne militaire.

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