Projet d'oléoduc : et Trump déterra la hache de guerre avec les Sioux

Projet d'oléoduc : et Trump déterra la hache de guerre avec les Sioux

ÉTATS-UNIS - Le président américain Donald Trump a redonné vie ce mardi à deux projets d'oléoducs. Notamment celui du Dakota du Nord, qui suscite le courroux des Sioux depuis plusieurs mois.

Moins d'une semaine après avoir posé ses valises à la Maison Blanche, Donald Trump continue de détricoter le bilan de Barack Obama. Dernier exemple en date ? La relance du projet Keystone XL, un colossal oléoduc reliant le Canada aux Etats-Unis. Mais aussi un second édifice, moins important par la taille mais tout autant polémique : celui qui doit passer dans le Dakota du Nord. Et qui suscite le courroux d'une tribune sioux.

Etendu sur quatre Etats du nord des Etats-Unis sur près de 1.900 kilomètres et incluant la rivière Missouri, ce pipeline vise à transporter l'or noir du Dakota du Nord, l'un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste aux Etats-Unis, vers un centre de distribution dans l'Illinois. Longtemps dans les tiroirs, le tracé avait été rejeté en décembre après une intense mobilisation des Amérindiens et des écologistes. 

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Menace contre l'eau potable de la réserve

Pour la tribu sioux de Standing Rock, le combat a débuté en avril 2016 quand elle découvre le Dakota Access Pipeline. Un projet de 3,8 milliards. Selon ses promoteurs, il permettrait de réduire les coûts de transport du pétrole et offrirait ainsi aux producteurs américains une opportunité de concurrencer davantage leurs rivaux canadiens. Problème : le risque de contamination de l'eau du Missouri est trop élevé pour les autorités. Elles décident donc de se rabattre à quelques dizaines de kilomètres au nord… à 800 mètres de la réserve indienne de Standing Rock. 

Au départ, ils sont une poignée de sioux – environ 1.000 personnes à vivre sur place – à manifester. Mais très vite, leur cause fédère : plus d'une centaine de tribus rejoignent leurs rangs. Il faut dire que le projet réduirait en poussière des sites sacrés où sont enterrés leurs ancêtres et menacerait leurs sources d'eau potable. Selon le journaliste et militant écologiste Bill McKibben, la réserve est aussi un symbole, car elle représente le dernier pan de territoire issu de la "grande réserve sioux" créée en 1868. Elle s'étendait alors entre le Dakota du Sud, une partie du Nebraska et du Dakota du Nord.

"C'est une attaque contre notre communauté"

Peu à peu, le bras de fer se tend à l'été 2016. Les incidents quotidiens se succèdent, avec des affrontements entre les Sioux et les premiers ouvriers qui arrivent sur place. 

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Les autorités américaines mettent alors fin au conflit en décembre en recommandant l'étude d'un tracé alternatif. Jusqu'à la prise de fonction de Donald Trump, donc. Une relance du projet vivement dénoncée mardi par la tribu sioux. "C'est une attaque contre notre communauté, une attaque contre notre habitat" s'est exclamée Jade Begay, venue manifester devant la Maison Blanche. Comme d'autres, elle promet au président de revenir régulièrement "pour que vous nous voyiez et que vous nous entendiez".

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