États-Unis : seulement 12 personnes à l'origine de 65% des fausses informations sur le Covid-19

L'un des groupes Faceboook consacré au coronavirus le plus populaire

INFODÉMIE - Un rapport d'une ONG américaine a montré que 65% des fausses informations à propos de la vaccination et du Covid-19 provenaient de 12 personnes seulement, suivies au total par 59 millions de personnes.

L'OMS décrit le phénomène de désinformation autour du Covid-19 comme une "infodémie". Or, on connaît désormais la souche du virus. Selon une ONG anglo-saxonne, citée par le Guardian ce 17 juillet, la majorité des fausses informations à propos du virus apparu en Chine et son vaccin proviendrait en fait d'une petite dizaine de personnes. Qui parviennent, à elles seules, à toucher 59 millions de personnes. Soit environ l'équivalent de la population italienne. 

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La "douzaine de désinformateurs" bien identifiée

Ce chiffre, il vient du Center for Countering Digital Hate (CCDH), une ONG basée à Washington et à Londres dont le but est la lutte contre la désinformation en ligne. L'ONG a voulu analyser un échantillon parmi la flopée de contenus anti-vaccin partagés ou publiés sur Facebook et Twitter pour en connaître la source. Or, sur un total de 812.000 publications mises en ligne entre le 1er février et le 16 mars 2021, ils ont découvert que plus de la moitié (65%) était attribuable à seulement douze personnes bien identifiées. 

Il s'agit de figures connues de la sphère antivax américaine. On retrouve ainsi Robert Kennedy Jr, le neveu de John Kennedy, qui a notamment lié vaccins contre le covid-19 et 5G, et qui avait tenté de minimiser l'impact du virus sur la mortalité. Les autres comptes signalés sont ceux de Joseph Mercola, fervent militant anti-vaccin, Erin Elizabeth, qui a publié par le passé des théories du complot autour de la famille Rothschild, ou encore Ty et Charlene Bollinger, ainsi que ceux de Sherri Tenpenny, Rizza Islam, Rashid Buttar, Sayer Ji, Kelly Brogan, Christiane Northrup, Ben Tapper et Kevin Jenkins.

Une désinformation en bande organisée. Sous le regard complice des plateformes, et notamment Facebook. La "douzaine de désinformateurs", comme les surnomme le CCDH, sévit tout particulièrement sur ce réseau social, où elle est responsable de 73% des contenus anti-vaccin, selon la même source. L'ONG relève par ailleurs que sur cette plateforme, ces messages ont la vie longue. 95% des fausses informations sur le Covid-19 signalées n'ont pas été supprimées. Idem pour ces comptes. Seuls trois de ces douze profils ont été mis hors-ligne.

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Face à ce phénomène d'ampleur dont l'origine est circonscrite, le CCDH appelle les réseaux sociaux à passer à l'action. "La grande majorité des contenus préjudiciables étant diffusés par un certain nombre de comptes, la suppression de ces quelques individus et groupes les plus dangereux peut réduire considérablement la quantité de désinformation diffusée sur les plateformes", relève ainsi le CCDH. Selon l'organisation, les entreprises doivent "désormais respecter leurs promesses répétées par des actions concrètes". Car moins les réseaux sociaux agissent, plus les désinformateurs sévissent "en toute impunité".

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