Enfants séparés de leurs parents migrants aux Etats-Unis : le délai expire mais toutes les familles ne sont pas réunies

ATTENTE - Des centaines de familles de migrants entrés illégalement aux Etats-Unis et dont les enfants ont été séparés de leurs parents, étaient encore dans le flou, jeudi 26 juillet, en attendant l'échéance fixée par la justice pour qu'ils soient réunis.

L’affaire avait provoqué un énorme tollé. Mais plusieurs familles sont encore dans l’expectative aux Etats-Unis. Rentrées illégalement sur le territoire, elles ont été séparées de leurs enfants. Si un juge fédéral de Californie a ordonné que toutes les familles "éligibles" soient réunies avant 18h ce jeudi 26 juillet, beaucoup attendaient encore.


Sont considérés comme "éligibles" les cas où les liens familiaux ont bien été déterminés, quand les parents n'ont pas d'antécédents criminels ou de maladie contagieuse, et quand ils n'ont pas renoncé aux retrouvailles. Sur 2.551 familles séparées, avec des enfants entre 5 et 17 ans, 1.634 sont "éligibles", toujours selon les critères du gouvernement américain. Et plus de 1000 d'entre elles ont déjà été réunies. Mais l'administration Trump a déjà prévenu que 917 parents dont les familles ne répondent pas aux critères ne verraient pas leurs enfants avant la date butoir. Dans 463 cas, les parents ont déjà été expulsés des Etats-Unis.

La tolérance zéro pour Trump

Les organisations d’aides aux réfugiés sont en colère contre le gouvernement de Trump, mais ce dernier a décidé d’appliquer une politique de "tolérance zéro", mise en œuvre entre avril et juin, ce qui avait entraîné le placement en détention de milliers de personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, clandestins comme demandeurs d'asile. Mais, ce faisant, entre 2.300 et 3.000 enfants arrivés avec leurs parents ont été écartés et placés dans des centres du ministère de la Santé, situés parfois à des milliers de kilomètres.

L'indignation a été telle aux Etats-Unis que le président Trump a été obligé de revoir sa copie en juin, en interdisant par décret la séparation systématique des familles. Cela n'a pas empêché fin juin le juge fédéral Dana Sabraw, qui siège à San Diego (Californie), d'ordonner aux autorités américaines qu'une centaine d'enfants migrants de moins de cinq ans soient réunis avant le 10 juillet avec leurs parents, et d'ici le 26 juillet, pour ceux de plus de cinq ans.


Mardi, les avocats de l'administration américaine ont expliqué que 1.012 parents se trouvaient désormais avec leur progéniture.   De facto, "917 autres cas, y compris les 463 qui pourraient être hors des Etats-Unis, ne seront pas réunis avant l'échéance", a relevé Adam Isacson, de l'ONG Washington Office on Latin America (WOLA).

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter