Etats-Unis : Uber reconnaît près de 6000 agressions sexuelles en deux ans

Etats-Unis : Uber reconnaît près de 6000 agressions sexuelles en deux ans
International

VTC - Après avoir longtemps refusé de chiffrer le problème, Uber a révélé jeudi avoir enregistré près de 6000 agressions sexuelles aux Etats-Unis ces deux dernières années.

Uber sort de son silence. L'entreprise américaine a révélé jeudi que 5981 agressions sexuelles ont été dénoncées par des utilisateurs ou des conducteurs de son service, ainsi que des tiers, en 2017 et 2018 aux Etats-Unis, dans un rapport sur la sécurité publié jeudi qui dénombre également 19 homicides sur la même période.

Pour la seule année 2018, le groupe de VTC a en effet enregistré 235 viols (qualifiés de "pénétration sexuelle non consensuelle") contre 229 l’année précédente. Pour ces deux années, 92% des victimes étaient des usagers de la plateforme. Le rapport signale également 280 tentatives de viol en 2018, contre 307 un an plus tôt. 

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Le reste des chiffres concerne notamment des attouchements ou des tentatives d'agression, indique le rapport.

"Ces incidents ont été signalés sur 0,00002% des courses. Bien que rares, chacun de ces rapports représente un individu qui a partagé une expérience très douloureuse. Même un seul signalement serait un signalement de trop", déclare le géant mondial des VTC dans ledit communiqué.

De nouvelles fonctionnalités critiquées par les victimes

C'est la première fois qu'Uber publie ce rapport, alors que l'entreprise et sa principale rivale américaine, Lyft, subissent une pression croissante face à la multiplication des plaintes d'utilisatrices victimes d'agressions. La plateforme insiste sur les efforts entrepris pour lutter contre ces menaces, expliquant avoir rendu plus difficile l'usurpation d'identité par des conducteurs, tout en ajoutant un bouton permettant de signaler un problème pendant le trajet. Des fonctionnalités que les avocats des victimes considèrent comme essentiellement inefficaces.

La tourmente Uber ne touche pas seulement les Etats-Unis. En France, les témoignages de femmes agressées lors de trajets en VTC se multiplient depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, sous la bannière "#UberCestOver" (Uber c'est fini). 

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