Etats-Unis : un rapport affirme que Moscou détiendrait des informations compromettantes sur Trump

EXPLOSIF - La polémique enfle aux Etats-Unis après que des médias américains ont publié un rapport de 35 pages qui parle d'une collusion entre Donald Trump et la Russie et affirme que cette dernière détiendrait des informations compromettantes sur le milliardaire. Des allégations dont la véracité n'est pas assurée.

Comment Donald Trump va-t-il se dépêtrer de cette histoire ? Alors qu’un soupçon d’ingérence russe dans la campagne présidentielle règne maintenant depuis des semaines, un nouveau rapport publié par plusieurs médias américains vient encore un peu plus semer le trouble.


Composé de 35 pages, celui-ci fait trace de notes particulièrement compromettantes au sujet du président élu. Parmi ces nouvelles révélations : l’existence d’une vidéo filmée clandestinement dans laquelle Donald Trump s’adonne à des frasques sexuelles lors d’une visite à Moscou en 2013, mais aussi, des informations sur des échanges de renseignements supposés pendant plusieurs années entre Donald Trump, ses proches et le Kremlin. 

il y a des raisons sérieuses de douterBen Smith, rédacteur en chef de BuzzFeed

Et c'est peu dire qu'à quelques jours de son investiture prévue le 20 janvier, ces affirmations ne tombent pas à point nommé pour Donald Trump, loin s'en faut. Car la polémique selon laquelle la Russie aurait interférée dans la campagne présidentielle au profit de Donald Trump risque d'enfler davantage.


"Si ces allégations d'une coordination entre la campagne de Trump et des agents russes sont avérées, et les allégations selon lesquelles les Russes ont compromis l'indépendance du président élu Trump, ce serait vraiment choquant. Ce serait explosif", a réagi sur CNN le sénateur démocrate Chris Coons.

Des affirmations non authentifiées

Publiées ce mardi, ces notes circulent en réalité parmi les milieux politiques et médiatiques à Washington depuis plusieurs semaines. Alors pourquoi une publication si tardive? Car le doute plane sur la véracité de ces informations. Pour preuve, ces notes explosives rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique n'ont pas été certifiées par des sources officielles. Un manque d'authenticité soulevé également par l'ensemble des médias.

 

Dans un email à sa rédaction qu’il a publié sur Twitter, Ben Smith, le rédacteur en chef de BuzzFeed, a justifié la publication du rapport, alors qu’il reconnaît qu’"il y a des raisons sérieuses de douter" de la validité de certaines des affirmations qu’il contient. Mais le site a souhaité être "transparent" vis-à-vis de ses lecteurs. 

Une totale chasse aux sorcières politique !Donald Trump, via son compte Twitter

Face à ces lourdes accusations, Donald Trump n'a pas tardé à réagir sur son compte Twitter. Celui-ci dément fermement ces allégations et évoque "une totale chasse aux sorcières politique !". Un tweet écrit en lettres majuscules pour mieux manifester son vif agacement. 

Des accusations également rejetées en bloc par des membres de son équipe. D'autant que certains d'entre eux sont nommément évoqués dans ce sulfureux rapport. C'est le cas par exemple de Michael Cohen, avocat du milliardaire et vice-président de l'organisation familiale, qui se serait rendu à Prague fin août ou début septembre pour y rencontrer des interlocuteurs russes. "Je ne suis jamais allé à Prague de ma vie", s'est-il défendu sur Twitter.

Campagne d'influence

Pour l'heure, si ces nouvelles révélations ne peuvent être en mesure d'être authentifiées, les services de renseignement américain s'accordent à dire que Vladimir Poutine a ordonné une campagne d'influence aux Etats-Unis en piratant notamment des emails de responsables démocrates afin de discréditer Hillary Clinton. 


"C'est un acte de guerre", avait notamment fait valoir le républicain John McCain, à la suite des conclusions de l'enquête des agences de renseignement. 


 Avant de cèder la place à Donald Trump à la Maison-Blanche, Barack Obama avait pris des mesures de rétorsion envers la Russie fin décembre, en décidant notamment d'expluser des États-Unis 35 diplomates russes considérés comme des "espions du Kremlin". 


De son côté, Donald Trump a longtemps démenti toute ingérence russe à son profit. Mais depuis les conclusions du rapport rendu  par les services de rensiegnement sur de potentielles cyberattaques pendant la campagne présidentielle, celui-ci s'abstient désormais à tout commentaire sur le sujet. Mais nul doute que ce nouveau rebondissement occupera une partie de la conférence de presse que Donald Trump doit tenir ce mercredi matin à New York, sa première depuis son élection.

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