Etats-Unis : une société veut contraindre la France à vendre des objets du Titanic

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PATRIMOINE - Premier Exhibitions, une entreprise américaine basée à Atlanta en Géorgie a décidé de porter plainte contre la France. Elle veut obtenir le droit de vendre certains objets récupérés sur l'épave du Titanic en 1987 par l'Ifremer.

C'était une société florissante qui pendant des années a fait découvrir à des millions d'Américains les fragiles reliques repêchées sur l'épave du Titanic.  De grandioses expositions étaient organisées à travers les Etats-Unis, comme au Luxor de Las Vegas ou sur la 5ème avenue à New-York.

Mais le 14 juin 2016, c'est le dépôt de bilan. Il faut trouver des liquidités pour rembourser les créanciers. Seule solution : vendre une partie des objets récupérés au fond de l'Atlantique. 


Seul hic, la France a son mot à dire. En effet, en 1987, l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) avait participé à une expédition sous-marine qui avait permis de repêcher quelque 2100 objets. Mais un accord spécifiait à l'époque que les objets récupérés ne pouvaient être revendus par respect pour la mémoire des 1500 victimes mortes en 1912 lors du naufrage du paquebot.


Bras de fer judiciaire

Premier exhibitions a malgré tout décidé de porter plainte devant un tribunal des faillites de Floride, a annoncé son avocat à l'AFP mardi 23 août. La société américaine demande au juge de déclarer que la France n'a pas d'intérêt dans ces objets et ne peut donc s'opposer à leur vente. Une affaire de gros sous que la justice devra trancher. 

L'épave du Titanic qui gît à 4000 mètres de fond dans l'Atlantique nord, elle, est bien "intouchable" à défaut d'avoir été "insubmersible". Elle est placée depuis 2012 sous la protection de l'Unesco.

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