Etats-Unis : la mort de George Floyd requalifiée en "meurtre", les 4 policiers poursuivis

fLOYD
International

JUSTICE - Aux Etats-Unis, le procureur enquêtant sur la mort de George Floyd à Minneapolis a requalifié ce mercredi les faits en homicide volontaire, inculpant de "meurtre non prémédité" le policier qui a asphyxié George Floyd et de complicité les trois autres agents présents.

Ils le réclamaient à cor et à cris depuis le décès de George Floyd à Minneapolis il y a neuf jours. Les centaines de milliers de manifestants américains qui sont descendus dans les rues pour dénoncer les brutalités policières ont été entendus : sa mort a été requalifiée de "meurtre" et les quatre policiers mis en cause sont dorénavant poursuivis par la justice, ont annoncé ce mercredi les autorités.

La famille de la victime s'est félicitée de l'aggravation de ces poursuites, dans un communiqué transmis par son avocat, Ben Crump. "C'est un pas important sur la voie de la justice", a-t-elle dit, alors que la bavure enregistrée sur une vidéo a choqué la société américaine et jusqu'au-delà des frontières du pays.

Lire aussi

Passible de 40 ans de prison

Derek Chauvin, le policier qui s'était agenouillé sur le cou de George Floyd pendant huit minutes, provoquant sa mort, avait dans un premier temps été inculpé d'homicide involontaire. La poursuite le visant a été requalifiée de "meurtre non prémédité" (équivalent à "homicide volontaire sans préméditation" en France), un chef d'accusation plus grave lui faisant risquer 40 ans de prison, selon des documents de justice. 

Les trois autres agents qui l'accompagnaient, également renvoyés de la police depuis, sont maintenant également poursuivis, pour complicité. "Nous sommes profondément satisfaits que le procureur général du Minnesota Keith Ellison ait agi de manière décisive en arrêtant et inculpant tous les agents impliqués dans la mort de George Floyd", explique Ben Crump.

Toute l'info sur

Mort de George Floyd : l'indignation mondiale

Ces poursuites étaient au coeur des demandes des manifestants qui font entendre leur colère dans le pays depuis près d'une semaine, une vague de contestation ayant parfois tourné aux émeutes inédite depuis des décennies. Après des scènes de violence, le président Trump avait même menacé lundi de déployer l'armée  "pour régler rapidement le problème", des propos immédiatement dénoncés par l'opposition, qui y avait vu une dérive autocratique.  

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent