"Vous n'avez jamais été enceinte" : quand la porte-parole de Biden reprend un journaliste sur l'avortement

"Vous n'avez jamais été enceinte" : quand la porte-parole de Biden reprend un journaliste sur l'avortement

POLÉMIQUE - Interrogée sur une nouvelle loi restreignant considérablement le droit à l'avortement au Texas, Jen Psaki a tancé un journaliste, lui, "qui n'a jamais été enceinte".

Quand le débat sur l'avortement s'invite dans la salle de presse de la Maison Blanche. Peu après le refus par la Cour suprême des États-Unis de bloquer une loi du Texas interdisant la majorité des IVG, le ton est monté entre la porte-parole de la Maison blanche Jen Psaki et un journaliste. 

"Pourquoi le président soutient-il l’avortement alors que sa propre foi catholique enseigne que l’avortement est moralement répréhensible ?" a demandé Owen Jensen, un journaliste de la chaine catholique EWTN.

"Je sais que vous n'avez jamais fait face à ces choix"

"Il pense que ce droit revient à la femme, qu'il s'agit de son corps, que c'est son choix", répond dans un premier temps Jen Psaki. Relancée par le journaliste - qui demande "selon le président Biden, qui devrait veiller sur l’enfant à naître ?" -, la porte-parole répond à nouveau. Cette fois-ci plus sèchement. 

"Il pense qu’il appartient à une femme de prendre ces décisions et à une femme de prendre ces décisions avec son médecin", a rétorqué la porte-parole. Et d'ajouter : "Je sais que vous n’avez jamais fait face à ces choix, et que vous n’avez jamais été enceinte, mais pour les femmes qui ont fait face à ces choix, c’est une chose incroyablement difficile. Le président estime que leurs droits doivent être respectés."

Lire aussi

Une "insulte à l'Etat de droit"

Au cœur du débat : un texte, signé en mai par le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, qui interdit d'interrompre toute grossesse une fois que les battements de cœur de l'embryon sont détectés. Soit après environ six semaines de grossesse, alors que la plupart des femmes ne savent même pas qu'elles sont enceintes. La loi ne prévoit pas d'exception en cas de viol ou d'inceste, mais seulement si la santé de la femme enceinte est en danger. Or, plus de 85% des avortements pratiqués jusqu'ici au Texas ont lieu après six semaines de grossesse, selon les organisations de planning familial de l'État qui ont fait état mercredi de leur profond désarroi.

La Cour suprême a été saisie en urgence par des associations de planning familial pour empêcher l'entrée en vigueur, mercredi, de cette loi très restrictive. Sans se prononcer sur le fond, elle a finalement décidé, pour des raisons de procédures, de laisser la loi en place tant que la bataille judiciaire se poursuit. Une décision qui a stupéfait Joe Biden. 

Le président a fustigé "une attaque sans précédent pour les droits constitutionnels des femmes". La décision de la haute juridiction "provoque un chaos inconstitutionnel" et "insulte l'État de droit", a ajouté le président démocrate dans un communiqué au vitriol.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Que risquera-t-on en roulant sans pneus hiver après lundi prochain ? Le 20H vous répond

EN DIRECT - Procès du 13-Novembre - "Je voudrais dire quelque chose" : Salah Abdeslam s'adresse à la cour

"On marche sur la tête" : la colère monte face aux routes bloquées de la frontière franco-espagnole

VIDÉO – Un an de précipitations en 48h : la Sicile frappée par des inondations meurtrières

Tir mortel d’Alec Baldwin : Donald Trump Jr. vend des t-shirts se moquant de l’acteur

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.