Eurovision : en raison des combats, le président ukrainien n'a pas assisté à la finale qui se tenait dans son pays

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GUERRE - Le président ukrainien Petro Porochenko a annulé samedi sa présence à la finale du concours de l'Eurovision, qui se tenait à Kiev, en raison des combats qui ont tué quatre civils dans l'Est.

Il voulait vraiment y assister. Mais c’est par un mot sur sa page Facebook qu’il a annoncé sa décision. Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé samedi qu'il annulait sa présence prévue à la finale du concours de l'Eurovision, qui se tenait à Kiev, en raison des combats qui ont tué quatre civils dans l'Est.

"L'Eurovision est un événement très important pour l'Ukraine" , a écrit Petro Porochenko sur sa page Facebook. "Avec Marina (son épouse, ndlr) nous avions prévu d'être présents à la finale du concours et avions invité nos combattants et invalides à soutenir l'Ukraine avec nous".  "Cependant, en raison des bombardements à Avdiïvka et de la mort de civils, j'ai pris la décision d'annuler ma présence à la finale de l'Eurovision", a-t-il poursuivi.

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Points chauds

Trois femmes et un homme ont en effet péri samedi lorsqu'un obus est tombé dans la cour de leur immeuble à Avdiïvka, dans l'Est séparatiste en proie à la guerre depuis plus de trois ans. Ville industrielle située une dizaine de kilomètres au nord de Donetsk, Avdiïvka est l'un principaux points chauds de la ligne de front ces derniers mois. D’après Pavlo Jebrivski, chef de l'administration pro-Kiev de la région de Donetsk, "les forces russes d'occupation ont bombardé des quartiers résidentiels".

Kiev accuse la Russie de soutenir militairement les séparatistes prorusses qui affrontent depuis plus de trois ans l'armée ukrainienne dans l'Est du pays, où le conflit a fait au total plus de 10.000 morts. Moscou dément toute implication. Les victimes  de samedi portent à 14 le nombre de civils et soldats ukrainiens morts depuis le début du mois dans l'Est de l'Ukraine, selon les bilans des autorités.

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Pas une première fois

Côté compétition de chanson, c'est loin d'être la première fois que la compétition, disputée pour la première fois en Suisse en 1956 en pleine Guerre froide, est directement affecté par les tensions géopolitiques et rivalités nationales. A l'issue d'un duel Russie-Ukraine très politique l'an dernier, le chanteur Jamala avait ramené le concours européen dans son pays avec une ballade évoquant les persécutions subies à l'époque soviétique par les Tatars de Crimée.

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Les tensions entre Moscou et Kiev s'étaient de nouveau invitées cette année dans la compétition. La candidate russe Ioulia Samoïlova, qui se déplace en fauteuil roulant, a été interdite d'entrée par les autorités ukrainiennes pour avoir chanté en Crimée. Cette décision a conduit au refus de la Russie de diffuser l'événement, et à l'exclusion du pays. Le jeune candidat bulgare, qui s'est classé deuxième, avait quant à lui  fait parler de lui ces derniers jours pour s'être produit lui-aussi en Crimée après son annexion, alors qu'il participait à une émission de télévision russe.

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