Evasion à la "Prison Break" aux Etats-Unis : cinq autres cas qui ont marqué les esprits

Evasion à la "Prison Break" aux Etats-Unis : cinq autres cas qui ont marqué les esprits

DirectLCI
PRISON - La police de l'Etat de New York est aux trousses de deux détenus qui se sont évadés ce week-end d'une prison de haute sécurité. Mais ce n’est pas le premier scénario digne d’un film, qui devient réalité. Metronews en a sélectionné cinq.

Scénario rocambolesque dans une prison de haute sécurité de l'Etat de New York. Deux détenus considérés comme dangereux se sont évadés dans la nuit de vendredi à samedi en creusant des trous dans les murs de leurs cellules. Un scénario digne de Prison Break . Plus de 200 policiers, soutenus par des unités spécialisées et des hélicoptères, étaient mobilisés dimanche dans une vaste chasse à l'homme pour tenter de les rattraper. Une récompense de 100.000 dollars est offerte pour toute information qui permettrait de mettre la main sur les fugitifs.

EN SAVOIR + >>  Les photos de l'évasion spectaculaire de la prison de l'Etat de New York

Pourtant, ce n’est pas la première fois que des détenus arrivent à s’évader, après avoir mis au point un scénario digne d’un film. Metronews vous en rappelle cinq, qui ont parfois inspiré le cinéma. 

L’évasion d'Alcatraz, qui eut lieu la nuit du 11 juin 1962 , est celle de trois détenus qui sont parvenus à s'échapper de la prison la plus célèbre des Etats-Unis. Frank Morris et les frères Clarence et John Anglin ont pris la fuite à bord d'un radeau de fortune après avoir creusé le mur de leur cellule. Malgré l'important dispositif mis en place pour les capturer, ils ne seront pas retrouvés. Les enquêteurs supposent qu'ils se sont noyés dans la baie de San Francisco. Malgré cette hypothèse, les trois fugitifs sont toujours recherchés par les autorités. Don Siegel en fera un film en 1979, avec Clint Eastwood.  

L’audacieux Jacques Mesrine, baptisé l’ennemi public numéro 1 en France, s’est évadé deux fois : le 6 juin 1973, il a pris un juge en otage pour assurer sa fuite du tribunal de Compiègne. Repris, il s’est évadé à nouveau après avoir neutralisé 14 personnes à la prison de la Santé avec un complice : François Besse. Pendant un parloir, Mesrine envoie le surveillant récupérer un dossier dans la cellule de Besse. Ce dernier asperge le policier de gaz lacrymogène et l'enferme, pendant que Mesrine attrape des armes dans le faux plafond de sa cabine, sous les yeux de son avocate avec qui il est en entretien. Déguisés en policiers et munis de brassards qu'ils cachaient, ils simuleront l'escorte d'un autre détenu vers le mur d'enceinte et l'escaladeront à l'aide d'une échelle, l'endroit étant en travaux. C’était le 8 mai 1978. Le réalisateur  Jean-Francois Richet donnera le rôle du criminel à Vincent Cassel en 2008.

Le 13 décembre 2000 , sept détenus du centre pénitentiaire de Connaly, au Texas, prennent en otages les membres du personnel du réfectoire lors de leur pause déjeuner. Après avoir violemment frappé un surveillant présent au moment des faits, ils mettent les vêtements du personnel qu’ils retiennent, avant de prendre la fuite. Ce groupe surnommé "Texas Seven" âgé de 23 à 38 ans au moment de l'évasion, composé de deux meurtriers, d’un violeur, d’un voleur, de deux cambrioleurs et d’un maniaque sexuel, sera finalement rattrapé après un mois de cavale, pendant lequel ils tueront un officier de police et cambrioleront un magasin de sport. Un documentaire de 90 minutes sur l'affaire, " The Hunt For The Texas 7" , sera diffusé aux Etats-Unis en 2007. 

 Le 12 mars 2003 : Antonio Ferrara, fiché au grand banditisme, s'évade de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) avec l'aide de complices déguisés en policiers, qui attaquent l'établissement au lance-roquettes. Ferrara, qui s'était déjà évadé en 1998 de la prison de Fleury-Mérogis, est arrêté en juillet.

Début février, deux femmes se sont présentées en pleine nuit à la prison de Nova Mutum, au Brésil . Habillées en dominatrices, elles ont réussi sans problème à se faire ouvrir la porte de la prison, l’une d’elles étant la petite amie d’un surveillant. Elles ont ainsi proposé aux gardiens de "bavarder et boire un coup". Les surveillants ont accepté volontiers le whisky qu’on leur a servi, qui était en réalité coupé à de la drogue. Le lendemain, les hommes ont été retrouvés par la police, nus et menottés, dans leur salle de repos, alors que 26 détenus avaient pu prendre la fuite, équipés d’armes appartenant à l’établissement. Une dizaine de jours après, seulement 11 détenus avaient pu être rattrapés.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter