Ex-espion russe empoisonné : Sergueï Skripal "n'est plus dans un état critique"

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BILAN - Victime d’un empoisonnement au Novitchok début mars, Sergueï Skripal va mieux, a indiqué l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) où il est traité. L’état de santé de sa fille Ioulia, également victime, s’était nettement amélioré ces derniers jours.

Sergueï Skripal n’est pas encore sorti d’affaire, mais son état de santé "s'améliore rapidement", a annoncé vendredi l'hôpital de Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre, où il est soigné depuis le 4 mars et une attaque à l’agent chimique Novitchok dont sa fille et lui ont été victimes. L'ancien colonel des services de renseignements militaires russe n'est plus dans un état critique.


L’ancien espion russe de 66 ans "répond bien au traitement, son état de santé s'améliore rapidement, il n'est plus dans un état critique", a indiqué l’hôpital. Le dernier bulletin de santé de sa fille Ioulia, également hospitalisée, avait été lui aussi encourageant en début de semaine.

Chikhany, la ville secrète au coeur de la crise

La Grande-Bretagne accuse la Russie de l'empoisonnement sur son sol de Sergueï Skripal et de sa fille, mais Moscou dément fermement et accuse en retour Londres de mener une campagne de dénigrement. Ce vendredi, le ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine, Sergueï Lavrov, a estimé que la position britannique "restera indéfendable jusqu'à ce que ce le Royaume-Uni accepte franchement (...) de mettre tous les faits sur la table".

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Il répondait à un article du Times expliquant que les services de sécurité britanniques étaient persuadés que l'agent innervant militaire utilisé pour empoisonner Sergueï Skripal a été préparé à Chikhany, une ville interdite d'entrée sans autorisation officielle de la région de Saratov (sud-ouest de la Russie), près de la Volga. Pointé du doigt, Moscou a nié avoir fabriqué l’agent chimique et les analyses d’un laboratoire indépendant ont confirmé les dires russes.


Chikhany possède une branche de l'Institut de recherches d'Etat pour la Chimie et les Technologie organiques (GNIIOKhT), citée par plusieurs scientifiques russes ayant travaillé sur le programme soviétique Novitchok. "Toutes les bases où des armes chimiques ont été stockées sont bien connues. Chikhany n'est pas une d'entre elles", a rétorqué de son côté Mikhaïl Babitch, représentant du Kremlin dans le district fédéral de la Volga.


La crise diplomatique a éclaté entre Moscou et Londres, entraînant une succession d'expulsions de diplomates de part et d'autre.

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