EXCLU TF1/LCI - John Kerry fait le bilan des années Obama

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INTERVIEW VIDÉO - Le Secrétaire d’Etat américain était de passage dans la capitale française pour assister à une conférence sur la Syrie. A quelques semaines de la passation de pouvoir entre Barack Obama et Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine a défendu le bilan de l’actuelle administration lors d’un entretien exclusif avec TF1.

Un peu moins de quatre ans après avoir pris les rênes de la diplomatie américaine - en remplacement d’Hillary Clinton – John Kerry s’apprête à passer le flambeau. En janvier, le Secrétaire d’Etat laissera à son successeur l’épineuse question syrienne, et, sur ce dossier brûlant, le diplomate estime que le point final est loin d'être écrit. "Alep est pratiquement tombée ou sur le point de tomber mais cela ne met pas fin à la guerre. Ce qui importe, c’est de reconnaître que nous devons résoudre les questions politiques et les négocier à Genève".

La Russie pointée du doigt

Des négociations dont on imagine mal l’issue positive dans le contexte de quasi guerre froide qui se joue actuellement entre les Etats-Unis et la Russie. Cette dégradation continue des relations entre les deux puissances, John Kerry l’attribue sans hésiter … à Moscou. "Les gens peuvent juger par eux-mêmes : qui a envahi la Crimée, qui a envahi l’Ukraine, qui a envoyé des troupes au sol en Syrie, et avec quelles conséquences ? Les Etats-Unis sont une force essentielle pour régler les choses par la diplomatie. Nous n’avons jamais déclenché de guerre durant le mandat du président Obama, au contraire".  

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Des gros dossiers menés à bien

John Kerry vante au contraire l’action positive des Etats-Unis dans plusieurs domaines, de la lutte contre le virus Ebola à l’accord sur le nucléaire iranien ou sur le climat, en passant par l’engagement de son pays contre la menace terroriste. 

Le diplomate part donc la tête haute, décoré au passage de la Légion d’Honneur, remise ce samedi par Jean-Marc Ayrault. 


Pas plus qu’il ne veut se mêler du profil de son successeur, il ne souhaite envisager une dégradation des relations franco-américaines qui pourrait naître d’un président moins atlantiste. "Je ne veux pas jouer aux devinettes, cela ne donne jamais de bons pronostics. J’espère que cette relation restera comme elle est et je ferai tout pour."

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