Bagdad : trois Français et un Irakien d'une ONG française disparus depuis lundi

Bagdad : trois Français et un Irakien d'une ONG française disparus depuis lundi
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ENLÈVEMENT - L'ONG SOS Chrétiens d'Orient a perdu le contact avec quatre de ses salariés, trois Français et un Irakien, depuis le lundi 20 janvier, selon nos informations. Ils étaient présents dans la capitale irakienne pour travailler avec les autorités.

L'ONG SOS Chrétiens d'Orient a perdu le contact lundi après-midi avec quatre de ses salariés, trois Français et un Irakien, venus en Irak. Ils étaient présents dans la capitale pour travailler avec les autorités locales au développement de projets futurs, comme cette école construite par l'ONG et qu'ils devaient visiter. 

Ces collaborateurs présentés comme "expérimentés , en bonne santé et avec une parfaite connaissance des zones de crise" devaient notamment renouveler leur visa et enregistrer l'association auprès des autorités irakiennes. C'est alors qu'ils se trouvaient tout près de l'ambassade française, non loin d'un quartier chrétien dans le cœur de Bagdad, que leur trace a été perdue. 

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Mardi, après plusieurs tentatives de contact infructueuses, SOS Chrétiens d'Orient se rapprochait de l'ambassade de France et de ses services pour activer ses réseaux afin de tenter de localiser ses collaborateurs. Pour l'instant, en vain. Aucune revendication n'a été reçue pour l'heure, aucune information n'est remontée et "aucune demande de rançon" n'a été formulée, a ajouté Benjamin Blanchard, le directeur général de l'ONG, au cours d'une conférence de presse.

Ils suivaient un protocole de sécurité adapté

Cette mission avait été organisée en coordination avec les autorités consulaires françaises en Irak. Les quatre collaborateurs résidaient tous dans un hôtel qui fait partie des établissements habitués à recevoir régulièrement du personnel international et suivaient un protocole de sécurité adapté à la région, précise SOS Chrétiens d'Orient dans un communiqué.

La tension est actuellement grande dans la capitale irakienne, des manifestations hostiles et des appels incitant à des représailles envers les Américains et les Européens se multiplient ces derniers jours. 

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