EXCLUSIF LCI - Crise des migrants : le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés dénonce "manipulation" en Biélorussie et "panique" en Europe

EXCLUSIF LCI - Crise des migrants : le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés dénonce "manipulation" en Biélorussie et "panique" en Europe

INTERNATIONAL - Le Haut-Commissaire aux Réfugiés, Filippo Grandi, réagit à la crise migratoire entre la Biélorussie et la Pologne dans un entretien exclusif, ce dimanche 14 novembre dans le 20H de Darius Rochebin sur LCI. Il lance un appel aux Européens et à Vladimir Poutine pour venir en aide aux migrants.

Le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés tape du poing sur la table. Dans un entretien exclusif accordé dimanche à Darius Rochebin, sur LCI (20H, canal 26), Filippo Grandi condamne "une manipulation" orchestrée par le pouvoir en Biélorussie. 

"Toute manipulation de gens en détresse, même en exploitant leurs souhaits, leurs désirs d’une vie meilleure, ne peut pas être acceptée", martèle le Haut-Commissaire. "Ce sont des gens qui ont des conditions difficiles et qui sont donc facilement victimes de cela."

Toute l'info sur

Crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne

Appel aux Européens et à Poutine

Les critiques du responsable de l'ONU s'adressent également à l'Union européenne, jugeant que le climat qui prévaut sur le continent l'a affaiblie. "Si l’Europe ne paniquait pas, si l’Europe n’avait pas démonisé, stigmatisé tout mouvement migratoire pendant des années, elle serait moins vulnérable à ce genre de pression."

Le Haut Commissaire s’inquiète aussi du rôle des mouvements souverainistes et nationalistes en Europe de l’Ouest qui, selon lui, contribuent à ce genre de crise. "Voilà le résultat", estime-t-il. 

Lire aussi

Il lance aussi un appel à Vladimir Poutine et aux Européens pour apporter une aide d'urgence aux migrants bloqués à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. "L’appel que je lance au président Poutine et à tous les leaders, c'est : aidez-nous, pour l’instant au moins, à trouver une situation pour ces 2000 personnes. Et puis essayons de revenir à la normale et de gérer les mouvements migratoires de la manière la plus correcte possible."

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Inflexible face aux policiers, comment Cédric Jubillar justifie les incohérences entre sa version et celle des enquêteurs ?

EN DIRECT - Covid-19 : 12 cas d'infection par le variant Omicron désormais détectés en France

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Omicron : que sait-on de ce variant qui inquiète la planète ?

Covid-19 : un officier de gendarmerie relevé de ses fonctions pour refus de vaccination

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.