Erdogan assume les purges en Turquie : "Nous condamnerons autant de personnes qu’il sera nécessaire de condamner"

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EXCLUSIF LCI/TF1 - "En restant dans le cadre du droit, nous condamnerons autant de personnes qu’il sera nécessaire de condamner", dit Recep Erdogan à propos des purges en Turquie

Interviewé en exclusivité sur LCI, le président turc, en visite diplomatique à Paris vendredi, s'est exprimé sur les purges dans l'administration publique qu'il mène depuis le coup d'état râté de juillet 2016 à son encontre. Persuadé que le coup d'État a été fomenté par le prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis, le président a fait arrêter au moins 50.000 personnes et limoger plus 100.000 fonctionnaires, magistrats depuis juillet 2016.

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Recep Tayyip Erdogan : l'interview intégrale à TF1 et LCI

Erdogan assume

En préambule de son propos sur ces purges, très largement condamnées par la communauté internationale, Recep Tayyip Erdogan affirme que ce serait une erreur de parler de réprésailles. "Il y a avait des éléments au sein de l'armée, de nos forces de police, des gens dans le domaine de la justice et d'autres institutions de l'État. Ce sont des nombres extrêmements sérieux de gens qui étaient impliqués dans cette tentative de coup d'État", affirme le président turc. 


Malgré les dizaines de milliers d'arrestations et limogeages, Recep Erdogan affirme que ces purges vont continuer dans les semaines et les mois à venir. "Ce n'est pas encore fini, il y a encore un nombre très sérieux au sein de l'appareil d'État de terroristes de l'organisation de Fetlullah Gülen", semble s'inquiéter le président turc. "En restant dans le cadre du droit, nous condamnerons autant de personnes qu’il sera nécessaire de condamner. Tous ceux qui ont commis des crimes et des délits seront remis aux mains de la justice", menace Erdogan.

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