Explosion de la fusée Antares : de vieux moteurs soviétiques mis en cause

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ESPACE - Les premières questions tombent, après l'explosion de la fusée Antares, à Wallops aux Etats-Unis, mardi 28 octobre. En utilisant des moteurs dérivés d'une technologie russe des années 1960, Orbital Science, la société en contrat avec la Nasa a-t-elle pris des risques ?

La Nasa a-t-elle mégoté sur la qualité de ses moteurs de propulsion ? En équipant sa fusée de ravitaillement Antares, qui a explosé après son décollage depuis la base spatiale de Wallops, mardi 28 octobre sans faire de victime, de moteurs dérivés "d'une technologie soviétique des années 60", on serait tenté de le penser.

EN SAVOIR + >> La fusée Antares explose juste après son décollage

Un meilleur rapport qualité-prix ?
Et pourtant, le constructeur concerné, Aerojet Rocketdyne, a bien préparé sa défense : le moteur en question, appelé AJ-26, offrait à Antares de "meilleures performances à des coûts moindres que les autres moteurs de fusée de même capacité". Une explication fournie par la firme sur son site, qui en profite pour expliquer que le moteur et ses instruments ont été modernisés depuis 1993.

Les Soviétiques avaient arrêté la fabrication
Mais d'après Marco Caceres, expert du secteur spatial contacté par l'AFP, "les Soviétiques (qui avaient dépensé 1,3 milliards de dollars en 10 ans pour le développement du moteur), avaient un problème avec ce moteur et ont fini par arrêter de le fabriquer."

Le moteur avait déjà connu des ratés
Un témoignage qui rejoint celui de John Logdson, ancien directeur du "Space Policy Institute" de Washington. Ce dernier pense en effet que l'enquête de la Nasa sur cette explosion l'amènera à abandonner le moteur AJ-26. D'autant qu'en mai dernier, un de ces moteurs avait explosé lors d'un essai statique au sol, au centre d'essai de Stennis, dans le Mississipi.

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