Facebook, Google et Twitter accusés de servir de tremplin à l’Etat Islamique

Facebook, Google et Twitter accusés de servir de tremplin à l’Etat Islamique

POURSUITE - Trois familles de victimes de la tuerie d’Orlando aux Etats-Unis ont engagé des poursuites contre les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Google. Elles les accusent de fournir un support matériel à l’Etat Islamique.

Google, Facebook et Twitter seraient-ils les nouveaux alliés de l’Etat Islamique ? C’est en tout cas ce que déplorent trois familles de victimes de la tuerie dans la boîte de nuit d’Orlando, qui avait fait 49 victimes en juin dernier.

L’objet de la poursuite ? Pour les familles, ces trois géants de l’Internet permettent un accès trop facile au groupe terroriste Etat Islamique et ainsi de diffuser sans entraves ses messages de propagande. Surtout, ils permettraient à l’EI de lever des fonds et de recruter des combattants, relate CNN.

Sans Twitter, Facebook et Google (via YouTube), la croissance de l’EI n’aurait pas été possible ces dernières années.- selon les termes de l'action en justice

Un porte-parole de Facebook n’a pas tardé à réfuté ces accusations : "Nos équipes font en sorte qu’il n’y ait pas de place pour les groupes liés au terrorisme ou dont les contenus suggèrent de telles activités. Nous prenons des mesures pour retirer les comptes de ceux qui expriment ces contenus".

Du côté de Twitter, l’action en justice n’a pas  été commentée, mais le petit oiseau bleu a mis en avant ses efforts récents en faveur de la lutte contre l’extrémisme.

Les actions se multiplient

En juin dernier, le père d’une victime des attentats de Paris avait engagé les mêmes poursuites, accusant les réseaux sociaux de "fournir une plateforme à l’EI". L’avocat représentant les familles d’Orlando est aussi celui qui s’occupe du père de famille français.

Facebook a déjà été frappé l’été dernier par une action en justice lui réclamant un milliard de dollars. Cette fois-ci, ce sont les familles de victimes des attaques du Hamas qui avait accusé le réseau social de Mark Zuckerberg de fournir un "support matériel" au groupe terroriste.

Twitter est également dans le collimateur. Il est poursuivi en justice par la veuve d’un Américain tué dans une attaque terroriste en Jordanie, mais le procès a été renvoyé en août 2017.

Quoiqu’il en soit, les plaintes se multiplient. Face à ce phénomène, ils ne cessent d’annoncer des mesures afin de lutter contre le terrorisme  et notamment la mise en place d’une base de données destinée à bloquer les images et les vidéos à visée terroriste.

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