Facebook, Google et Twitter s'unissent pour bloquer la propagande djihadiste

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TERRORISME - Cela fait des années que les gouvernements exigent des mesures fortes de Google, Facebook et Twitter, pour enrayer la contamination des réseaux sociaux par la propagande djihadiste. Un accord vient d'être conclu au sommet d'Ischia, en Italie.

Les pays du G7 et des représentants de Google, Facebook, ou encore Twitter, se sont mis d'accord sur un plan visant à bloquer les contenus en ligne à caractère terroriste, a annoncé ce vendredi 20 octobre le ministre de l'Intérieur italien, qui préside actuellement le G7, réuni dans la ville d'Ischia, île italienne au large de Naples. "C'est la première fois" que les pays du G7 et les représentants des principaux opérateurs internet et réseaux sociaux se retrouvent ensemble autour de la même table, s'est félicité Marco Minniti, rappelant qu'internet "a été un moyen de recrutement, d'entraînement et de radicalisation important des combattants étrangers".

C'est à la charge des auteurs de contenus, des gouvernements et aussi de la société civile de faire en sorte qu’internet soit à nouveau un vecteur de paixGérard Collomb, ministre français de l'Intérieur.

Régulièrement, les réseaux sociaux sont pointées du doigt par les autorités, et notamment françaises, accusés de passivité face à cette réalité. Le ministre italien de l’Intérieur a déploré le fait que l'organisation Etat islamique (EI) circule sur internet "comme un poisson dans l'eau", mais a salué le fait que "a rencontre avec les opérateurs d'internet a été plus que satisfaisante". 


"C'est à la charge des auteurs de contenus, des gouvernements et aussi de la société civile de faire en sorte qu’internet soit à nouveau un vecteur de paix", a réagi de son côté le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb. "Nous devons en faire davantage", a souligné pour sa part Elaine Duke, secrétaire américaine à la Sécurité intérieure par intérim, remerciant les grands réseaux sociaux pour leur collaboration.

Depuis 2016, les djihadistes privilégient les messageries privéés

Entre 2013 et 2016 Twitter, tout comme Facebook ou YouTube, ont largement été utilisés par le groupe Etat islamique et par al-Qaïda qui ont pu diffuser des dizaines de milliers de messages chaque jour en toute impunité. Mais depuis 2016, les djihadistes sont retournés à la clandestinité. Ils communiquent davantage sur des messageries privées, comme par exemple Telegram, que sur les réseaux sociaux grand public. Autrement dit, même s’ils sont moins visibles aujourd’hui qu’auparavant, ils n’ont pas disparu pour autant d’Internet.

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