Facebook prêt à s’adapter pour conquérir la Chine : quels pays censurent-ils le plus les réseaux sociaux ?

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LIBERTÉS - Facebook a créé un outil capable de censurer des contenus publiés sur son réseau dans certaines zones géographiques, affirme le New York Times. Objectif ? Mettre fin au blocage du service en Chine, devenue pour la seconde année consécutive le pays où la liberté sur Internet est la plus faible.

Facebook semble prêt à tout pour se faire une place dans l'Empire du Milieu. Selon le New York Times ce jeudi, le réseau social de Mark Zuckerberg a créé un outil capable de censurer des contenus dans certaines zones géographiques.  Une opération destinée à mettre fin au blocage du service en Chine, où il est interdit depuis… 2009. Un record qui fait du pays le plus sévère du monde en la matière de censure des réseaux sociaux.


C'est en tout cas ce qui ressort d'un récent rapport de l'organisation Freedom House. La Chine est ainsi classée par le rapport comme le pire pays pour la deuxième année consécutive (avec 88 points sur 100, 0 désignant le plus haut degré de liberté). Et ce notamment en raison d'une nouvelle législation chinoise qui punit de sept ans de prison la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux, une accusation souvent utilisée contre des activistes politiques.

"Il n’est pas prévu que ces réseaux sociaux soient légalisés"

La Chine est suivie par la Syrie et l'Iran, où le nouveau ministre des Télécommunications a récemment déclaré qu’ "il n’est pas prévu que ces réseaux sociaux soient légalisés". L'Ethiopie figure en quatrième place. Dernier motif invoqué pour y interdire les réseaux sociaux ? Eviter que les étudiants ne soient déconcentrés pendant la période des examens et éviter la propagation de rumeurs.


On retrouve ensuite l'Ouzbékistan, puis Cuba, le Vietnam et l'Arabie Saoudite, Bahrein et le Pakistan. De manière générale, 34 des 65 pays évalués dans le rapport ont vu la liberté sur internet se détériorer depuis juin 2015. Les déclins les plus notables ont été enregistrés en Ouganda, au Bangladesh, au Cambodge, en Equateur et en Libye, tandis que Freedom House voit des améliorations au Sri Lanka, en Zambie et aux Etats-Unis. Au total, les gouvernements de 24 pays ont limité ou bloqué l'accès aux réseaux sociaux et à des outils de communication, contre seulement 15 l'an dernier.


A noter que même certains gouvernements démocratiques visent des applications cryptées considérées comme une menace pour la sécurité nationale. WhatsApp est la plus touchée, avec des restrictions dans 12 pays. Les autorités de 38 pays ont également procédé à des arrestations sur la base de publications sur les réseaux sociaux, voire d'un simple partage ou "j'aime" sur Facebook durant l'année écoulée. Cela représente une augmentation de 50% depuis 2013. 

La France 57e

La France, avec 25 points, se classe à la 57e place. Freedom House fait notamment remarquer que l'instauration  de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015 permet désormais aux autorités de saisir des appareils électroniques sans autorisation judiciaire.  Avec 6 points, l'Estonie arrive enfin à la dernière position.

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