Allemagne : un homme soupçonné d'avoir empoisonné 21 de ses collègues arrêté par la police

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FLAGRANT DÉLIT - L'affaire fait la Une des médias allemands. Un employé d'une usine de métallurgie, au nord-ouest du pays, a été arrêté avoir tenté d'empoisonner l'un de ses collègues. La police le suspecte d'être responsable de la mort de 21 d'entre eux.

Un Allemand de 56 ans, nommé Klaus O., a été interpellé par la police après avoir été filmé en train de déverser du poison dans le sandwich de son collègue. Une perquisition à son domicile de Bielefeld-Senne, au nord-ouest de l'Allemagne a permis d'y découvrir du mercure, du plomb et du cadmium. Selon la police, cet employé d’une usine de métallurgie de Schloss Holte-Stukenbrock, au nord-ouest du pays, pourrait en tout être responsable de 21 empoisonnements arrivés entre les murs de l'usine en deux décennies. Une enquête est ouverte.

Un employé "étonnamment discret"

Tout a commencé lorsque le collègue visé par Klaus O. a découvert une poudre blanche suspecte dans son sandwich, rapporte la correspondante de ABC News. Celui-ci le rapporte à son manager, qui décide alors d'installer une caméra de surveillance dans la salle de pause. Le suspect sera filmé par deux fois ouvrir le sandwich de ses collègues et y verser quelque chose. La police est prévenue. “Deux jours plus tard, nous avons reçu les résultats de notre laboratoire d’analyses à Dusseldorf qui ont montré qu’il s’agissait d’acétate de plomb, un poison qui aurait pu causer de sérieuses séquelles", indique à ABC News le porte-parole de la police de Bielefeld.

Interviewé par l'agence de presse allemande DPA, le manager de l’usine de métallurgie avoue avoir au début cru à une blague de la part de Klaus O., qui travaille pour la compagnie depuis 38 ans. Il est tout de même qualifié par celui-ci d’"étonnamment discret" dans les colonnes du Spiegel. Face à cela, la police a décidé de rouvrir l’enquête sur la mort de 21 employés de l’entreprise depuis 2000. Ceux-ci sont majoritairement décédés d’attaques cardiaques ou de cancers. Des maladies et accidents qui pourraient aussi être liés aux métaux utilisés au sein de l’usine. Klaus O., lui, garde le silence.

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