Fiat Chrysler accusé d'avoir truqué 104.000 moteurs diesel, le groupe dément

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TRICHE - Les autorités américaines accusent Fiat Chrysler d'avoir truqué les moteurs de plus de 100.000 de ses véhicules diesel aux Etats-Unis. Des allégations que rejette le groupe.

Fiat Chrysler a été accusé ce jeudi 12 janvier par les autorités américaines d'avoir truqué les moteurs 104.000 de ses véhicules diesel aux Etats-Unis pour minimiser le niveau réel des émissions polluantes, utilisant un stratagème similaire que Volkswagen.

Le groupe américano-italien aurait installé sur des modèles Jeep Cherokee et des camionnettes à plateau (pick-ups) Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, des logiciels faussant le résultat des tests anti-pollution pour les faire apparaître plus "verts", a assuré l'agence environnementale américaine (EPA) dans un communiqué.

Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l'air que l'on respire.- Cynthia Giles, une des responsables de l'EPA

Chute libre dans les bourses

Selon l'agence, les véhicules incriminés ont ainsi rejeté dans l'air davantage d'oxyde d'azote (NoX), un gaz tenu pour responsable de nombreuses infections respiratoires. A Wall Street, le titre Fiat Chrysler a été suspendu après avoir plongé de plus de 16% sur de premières rumeurs. A Milan, l'action FCA, du nom de l'entreprise mère de Fiat Chrysler US, plongeait de près de 18% suivant l'annonce.

Pour avoir utilisé un stratagème identique sur quelque 600.000 de ses voitures, le groupe allemand Volkswagen a plaidé coupable de fraude mercredi aux Etats-Unis et devra verser près de 22 milliards de dollars de dédommagements et de pénalités.

Le groupe Fiat Chrysler (FCA US) a apporté un démenti en assurant ne pas avoir installé de "logiciels truqueurs" dans ses véhicules. "FCA US attend avec impatience de démontrer [...] que sa stratégie de contrôle des émissions est correctement justifiée et ne s'apparente donc pas à un 'logiciel truqueur'", assure le groupe dans un communiqué où il affirme plusieurs fois avoir hâte de s'expliquer auprès de la "future administration" américaine.

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