Fin du conflit Airbus-Boeing : pourquoi c'est une bonne nouvelle pour les viticulteurs français

Fin du conflit Airbus-Boeing : pourquoi c'est une bonne nouvelle pour les viticulteurs français

VITICULTURE - Les producteurs de vins et spiritueux français ont salué mardi la suspension pour cinq ans des droits de douane punitifs que Washington et Bruxelles s'infligeaient mutuellement dans le cadre de leurs différends commerciaux sur l'aéronautique.

Un armistice de cinq ans a été signé. Mardi, l’Union Européenne et les États-Unis sont tombés d’accord pour une pause dans le conflit Airbus/Boeing qui empoisonne leur relation depuis 2004. Les droits de douane punitifs que Washington et Bruxelles s’infligeaient mutuellement dans le cadre de leurs différends commerciaux sur l’aéronautique ont notamment été suspendus. Cette trêve a pu avoir lieu à la suite de l'arrivée de la nouvelle administration américaine, avec Joe Biden à sa tête.

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Sous l’administration Trump, en octobre 2019, Washington avait été autorisé à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) de biens et services européens importés chaque année. Ces droits de douane supplémentaires ont notamment frappés de 25% les exportations françaises de vins et de certains spiritueux vers les États-Unis. En réponse, l'OMC avait aussi permis à Bruxelles d'instaurer quatre milliards de dollars de taxes sur des produits importés des États-Unis.

Emmanuel Macron a vu dans cet accord les "premiers résultats" de la "nouvelle relation" avec l'administration Biden, saluant une "bonne nouvelle" pour les viticulteurs français. L'Allemagne s'est félicitée d'un "signal important pour la coopération transatlantique". De son côté, le ministre espagnol de l'Agriculture, Luis Planas, s'est félicité "de la fin de droits de douane qui taxaient de manière injuste le secteur agroalimentaire espagnol, en particulier l'huile d'olive, le vin, les fromages et les agrumes".

En même temps, on n'a pas réglé définitivement le dossier- Nicolas Ozanam, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux

La suspension des droits de douane punitifs a créé un certain soulagement chez les producteurs de vins et spiritueux français. "Nous sommes soulagés car cela donne une visibilité aux entreprises", a déclaré à l'AFP Nicolas Ozanam, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS). "En même temps, on n'a pas réglé définitivement le dossier", a-t-il ajouté. Et de conclure : "Nous ne pouvons qu'appeler les autorités américaines et européennes à profiter de cet élan et de cette coopération retrouvée pour poursuivre les efforts et clore définitivement ce conflit".

"C'est une excellente nouvelle. L'horizon n'est pas totalement dégagé, mais cinq ans, ça redonne de la perspective. Les acteurs économiques vont pouvoir travailler avec beaucoup plus de stabilité", a commenté, de son côté, Bernard Farges, président du Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), auprès de l'AFP. 

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