Français disparus au Québec: la zone de l'accident est réputée dangereuse

Français disparus au Québec: la zone de l'accident est réputée dangereuse
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CANADA - Deux jours après l'accident qui a coûté la vie à un guide et qui a entraîné la disparition de cinq touristes français venus faire de la motoneige dans cette région située 225km au nord de Québec, les raisons qui ont poussé le groupe à prendre le risque de couper à travers lac interrogent.

Les recherches sont toujours en cours mais une question demeure. Deux jours après que la glace a cédé sous le poids de leurs motoneiges, les chances de retrouver les cinq Français vivants semblaient toutefois très minces. Mais les secours, qui œuvrent sur les bords du lac Saint-Jean s'accrochent au moindre espoir et certains s'interrogent sur les motifs qui ont conduit ce groupe de neuf personnes à s'aventurer hors des sentiers balisés. 

Car la zone où l'accident est survenu mardi, au confluent du lac Saint-Jean et d'une rivière, est bien connue des habitués. "Les gens du secteur connaissent l'endroit et savent qu'il y a plusieurs zones où l'eau ne gèle jamais et où c'est à "l'eau claire"', explique cette habitante à notre équipe. Ce secteur, où la glace se fait plus fine en raison des courants et des vents qui la balaie, est d'ailleurs formellement déconseillé par les professionnels. 

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Les habitants de ce coin situé à plus de 200 km au nord de Québec se disent eux aussi étonnés. Et se demandent aujourd'hui ce qui a pu pousser ce professionnel expérimenté, qui avait pu être repêché mardi soir mais qui n'a pas survécu à ses blessures,  à opter pour cet itinéraire notoirement dangereux. L'hypothèse la plus probable est que les motoneigistes qui devaient rejoindre l’autre rive, auraient cherché à couper par le lac, hors pistes, plutôt que suivre le sentier balisé afin d'atteindre l'auberge où ils devaient passer la nuit. 

D'importantes recherches terrestres, aériennes et sous-marines avaient repris de plus belle jeudi dans la zone pour tenter de retrouver les cinq Français disparus. Équipés d'un mini-sous-marin et d'un sonar pour sonder le fonds de ces eaux sombres et glaciales, les enquêteurs espèrent toujours que les membres manquants de ce groupe originaire de l'est de la France (parmi eux, le père du biathlète français Fabien Claude), aient pu trouver refuge sur une île ou dans un chalet sans moyen de communication. "Mais plus le temps passe, plus cette situation est peu probable", a expliqué Hugues Beaulieu, le porte-parole de la Sûreté du Québec. 

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