"S’il y a des activités chimiques en Syrie, ce n'est clairement pas le seul endroit"

ARMEMENT - A 3 heures, heure française, ce samedi 14 avril, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé une centaine de missiles sur un site de recherches et deux centres de production et de stockage d’armes chimiques en Syrie. LCI a interrogé le chercheur Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques, pour savoir comment, trois ans après le démantèlement officiel de l'arsenal chimique syrien, il en restait encore.

Ce samedi 14 avril à 3 heures du matin (heure de Paris), le président américain Donald Trump a annoncé que Washington avait lancé des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni. L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique clandestin du régime, à Damas et près de Homs. 


En dépit du démantèlement officiel de ses stocks d’armes chimiques engagé après la signature d'un accord entre les Etats-Unis et la Russie conclu le 14 septembre 2013, comment se fait-il que Bachar Al-Assad puisse encore  - régulièrement (l'an dernier, l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, lui avait également valu une pluie de missiles Tomahawk américains) - disposer de cet arsenal ? 

"Les services français estiment que la Syrie n’a pas déclaré l’intégralité de ses stocks et capacités à l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques lors de son adhésion (en 2013)", a assuré l'Elysée ce samedi 14 avril, une semaine après l’attaque chimique présumée menée par les forces armées syriennes à Douma, dans la région du Goutha orientale (sud-ouest du pays). 

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Frappes américaines en Syrie

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