Frappes françaises en Syrie : plusieurs missiles n’ont pu être tirés en raison d’un bug

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BUG – Si la ministre des Armées s’est félicitée du succès des frappes françaises en Syrie le week-end, l’opération ne s’est toutefois pas déroulée sans incident.

L’opération Hamilton, qui a eu lieu le week-end dernier et au cours de laquelle 12 missiles français ont été tirés sur des centres de fabrication d’armes chimiques en Syrie, ne s’est pas déroulée tout à fait comme prévu. Si les cibles ont bien été atteintes, pas moins de quatre missiles ne sont jamais partis. 


Comme le révèle RTL, les premiers tirs qui devaient être effectués depuis la frégate Aquitaine n’ont pas fonctionné. Au moment de faire feu, les hommes à bord ont vu un signal rouge s’afficher, bloquant les tirs. Comme le veut le protocole, une seconde frégate, l’Auvergne, était en appui pour pallier à d’éventuelles défaillances. 

Mais là encore, un nouvel incident empêche les missiles d’être tirés. C’est finalement, le bâtiment de remplacement, le Languedoc-Roussillon, qui a armé ses missiles pour atteindre la cible prévue, un centre de stockage d’arme chimique près de Homs. Les deux autres cibles ont été frappées par des tirs d'avions Rafale. 


La Marine française ainsi que les ingénieurs de Naval Group et du missilier MBDA tentent actuellement de déterminer les causes de ces déboires, dont le coût est particulièrement élevé. En effet, le prix des missiles prévus pour cette opération, capable de pulvériser une cible à plus de mille kilométres de distance avec une précision inférieure à un mètre, est de 2,8 millions d’euros l’unité

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