Frédéric Mitterrand a échappé de peu à une nuit endiablée avec Mouammar Kadhafi

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CETTE NUIT-LÀ - A la fin des années 1970, Frédéric Mitterrand aurait pu être l'amant d'une nuit de Mouammar Kadhafi, le terrible dictateur libyen, qui lui avait offert de passer la nuit sous sa tente à l'occasion d'une interview. Mais le ministre de la Culture de Nicolas Sarkozy a su esquiver, raconte-t-il dans ses mémoires.

"Il suffirait de presque rien, peut-être dix années de moins, pour que je te dise 'je t'aime'..." Serge Reggiani n'aurait pas renié l'aventure contée par Frédéric Mitterrand dans ses mémoires, intitulées "Mes regrets et mes remords", publiés le 3 novembre. L'ancien ministre de la Culture raconte ainsi dans ces pages qu'il aurait pu devenir "la princesse du désert" du guide libyen, mort en 2011.


Interrogé sur le sujet sur Europe 1 samedi 5 novembre, le neveu de l'ancien Président a approfondi le sujet. A la fin des années 1970, début des années 1980, le jeune Frédéric Mitterrand, la trentaine, part interviewer celui qui gouverne la Libye d'une main de fer depuis une dizaine d'années. Et, une chose en entraînant une autre, le sémillant Kadhafi propose à son questionneur de partager... une nuit dans sa tente.

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Kadhafi était à géométrie variableFrédéric Mitterrand

Hospitalité polie ou version kadhafienne du célèbre "tu montes boire un dernier verre" ? Frédéric Mitterrand n'est pas dupe, comme il le raconte au micro de la station de la rue François-Ier : "C'est vrai. J'étais très mignon en ce temps-là et... je ne le savais pas à ce moment-là mais on me l'a confirmé : Kadhafi était à géométrie variable (sic), j'étais totalement en son pouvoir, en plus. C'était compliqué de s'échapper du piège dans lequel j'étais tombé."


Jamais avare d'un commentaire sur ses goûts sexuels, ainsi qu'il s'en était ouvert dans un précédent ouvrage autobiographique, Frédéric Mitterrand confie que le "processus de dégradation physique" dans lequel était Kadhafi, la quarantaine à l'époque, n'avait rien fait pour le conduire à accepter. Mais on apprend tout de même que l'ancien ministre de NIcolas Sarkozy n'aurait pas dit non à une version plus jeune du leader libyen. "Le jeune Kadhafi, tel Rudolph Valentino à ses débuts, j'aurais peut-être réfléchi un peu plus", conclut-il en pouffant. 


Le jeune Kadhafi qui, pour mémoire, ressemblait à ça, dans ses jeunes années :

Et Frédéric Mitterrand, à l'époque des faits, "très mignon" à en croire l'intéressé.

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