"Furieux", Bono s’excuse après des accusations de harcèlement dans son ONG

"Furieux", Bono s’excuse après des accusations de harcèlement dans son ONG

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COLÈRE - Le chanteur irlandais de U2 Bono a présenté ses excuses après des accusations de harcèlement et de mauvais traitements dans l’ONG qu’il a co-fondé. Il s’est engagé à rencontrer personnellement les victimes.

"Furieux" et "profondément désolé". Le chanteur de U2 Bono a réagi aux accusations de harcèlement et de mauvais traitement dans l’ONG ONE, qu’il a co-fondé. Dans le journal The Mail on Sunday, une femme travaillant au bureau de Johannesburg affirme notamment avoir été rétrogradée dans son emploi pour avoir refusé des relations sexuelles avec un député tanzanien.


"Nous sommes vraiment désolés. Je déteste le harcèlement, je ne peux pas supporter ça", a déclaré le chanteur dans un communiqué. "Le harcèlement des personnes les plus pauvres dans les endroits les plus pauvres en raison de leur condition est la raison pour laquelle nous avons établi ONE. Donc la découverte en novembre dernier d’allégations graves et multiples de harcèlement dans notre bureau de Johannesburg a ébranlé et rendu furieux le conseil de ONE et moi-même".

Une action en justice pour 7 anciens employés

Outre Bono, le conseil d’administration de l’ONG comprend l’ancien Premier ministre britannique David Cameron, la directrice générale de Facebook Sheryl Sandberg et l’entrepreneur anglo-soudanais de télécommunications Mo Ibrahim. ONE se décrit comme une organisation de campagne et de plaidoyer contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique.


Estimant devoir "prendre une responsabilité", Bono s’est engagé à rencontrer les victimes pour "s’excuser personnellement". En parallèle, les avocats de sept anciens employés d’ONE ont entamé une action en justice pour demander des dommages et intérêts, après avoir reçu des "mauvais traitements émotionnels, physiques et psychologiques", raconte la presse anglaise.

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La présidente de l’organisation Gayle Smith a confirmé les accusations du Mail on Sunday, expliquant qu’une enquête a trouvé des preuves de "conduite non professionnelle" et de "harcèlement et dévalorisation du personnel" entre 2011 et 2015.

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