Fusillade à Annapolis : "C’était comme une zone de guerre", raconte un journaliste présent lors de l’attaque

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RÉCIT - Reporter au 'Capital Gazette", Phil Davis était présent dans la rédaction au moment de l’attaque perpétrée jeudi après-midi. Il a décrit les moments de terreur passés "sous son bureau".

"Un tireur a touché plusieurs personnes dans mon bureau, certains sont morts". Peu de temps après la fusillade qui a fait cinq victimes dans la rédaction du journal Capital Gazette à Annapolis, le reporter Phil Davis a partagé sur Twitter et en interview les détails du moment terrible qu’il a vécu.

"Un homme armé a tiré à travers la porte vitrée et ouvert le feu sur plusieurs employés. Je ne peux pas en dire plus et ne veux pas annoncer la mort de quelqu’un, mais c’est mauvais", a-t-il partagé, une fois à le suspect interpellé par les forces de l'ordre. "Il n’y a rien de plus terrifiant que d’entendre des gens se faire tirer dessus pendant que vous êtes sous votre bureau et d'écouter le tireur recharger (son arme)".

Entendu par les enquêteurs, le journaliste a ensuite été questionné par le Baltimore Sun. "C’était comme une zone de guerre", a-t-il révélé.  "Je suis un reporter en faits divers. J’écris à propos de ces choses, pas forcément dans cette mesure, mais de fusillade et de mort", poursuit-t-il. "Mais même si j’essaie de décrire à quel point c’est traumatisant d'être caché (dans ces cas-là), vous ne pouvez pas savoir jusqu’à ce que vous soyez dans cette position et que vous vous sentez sans espoir".

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