Fusillade dans un journal du Maryland : le "Capital Gazette" paraît malgré tout et rend hommage aux victimes

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ENVERS ET CONTRE TOUT - Au moins cinq personnes ont été tuées dans une fusillade survenue jeudi 28 juin dans les locaux du "Capital Gazette". Le journal paraît néanmoins ce vendredi, affirmant que si la rédaction est endeuillée, elle n'en reste pas moins debout.

Continuer de travailler, malgré tout. À quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction, inaccessible depuis qu'elle a été le théâtre d'une fusillade sanglante ce jeudi 28 juin, trois journalistes du Capital Gazette ont tenu à écrire leur journal, à l'ombre d'un parking, même s'ils étaient alors sans nouvelles de leurs collègues. Le mot d'ordre de ces reporters du quotidien d'Annapolis, la capitale de l'État du Maryland : "Nous sortirons un journal demain".


Les autorités ont fait état d'un premier bilan d'au moins cinq morts et plusieurs blessés graves. Plus tard, elles ont également déclaré que des menaces avaient été envoyées à la rédaction, notamment sur les réseaux sociaux, et que l'attaque contre la publication était "ciblée". Ainsi, faire paraître le journal est une manière d'affirmer que le journal reste debout et que rien ne l'atteindra. 

De la nécessité de paraître pour rendre hommage

Cette publication est aussi une manière de rendre hommage à ceux qui ont fait ce journal et qui sont morts dans la fusillade. Parmi les victimes, quatre journalistes et une assistante commerciale : Gerald Fischman (en charge de la page des éditoriaux), Wendi Winters (responsable des dossiers et des numéros spéciaux), Rebecca Smith (assistante commerciale), John McNamara (en charge du suivi de plusieurs quartiers et villes à l'ouest d'Annapolis) et Rob Hiaasen (rédacteur-en-chef adjoint).

Seuls 13 journalistes et photographes travaillaient au Capital Gazette, situé au rez-de-chaussée du 888 Bestgate Road, un banal immeuble de trois étages, derrière une porte en verre habituellement fermée. N'importe qui pouvait aller jusqu'à la porte depuis le parking. Cela n'a apparemment pas stoppé le tireur, qui l'a brisée en tirant.

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