Fusillade du musée juif de Bruxelles : un quatrième mort

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DÉCÈS - Au lendemain de l'attaque contre le Musée Juif de Belgique à Bruxelles qui a fait quatre morts, on en sait un peu plus sur l'identité des victimes. Parmi elles figurent une Française, un couple de touristes israéliens et un Belge. La ministre de l'Intérieur belge a estimé que tout portait "à croire qu'il s'agissait d'un attentat antisémite".

Un choc alors que la Belgique a commencé à voter lors d'importantes élections législatives. Une attaque contre le Musée Juif de Belgique à Bruxelles samedi après-midi a fait quatre morts. Deux femmes et un homme ont été tués par balle et une quatrième victime a succombé à ses blessures dimanche.

Parmi les quatre morts figurent une Française ainsi qu'un couple de touristes israéliens. La justice belge n'a donné aucune information sur la Française décédée, qui est probablement une bénévole travaillant au Musée, selon les informations données par l'établissement. "Un couple d'Israéliens d'une cinquantaine d'années habitant Tel-Aviv qui faisait du tourisme font partie des victimes", a pour sa part déclaré le porte-parole Yigal Palmor sans être en mesure de préciser leur identité. La quatrième victime était un Belge d'une vingtaine d'années qui travaillait dans le musée comme réceptionniste.

Une personne interpellée en fin d'après-midi et d'abord présentée comme "suspecte", a finalement été entendue comme un simple témoin, selon le parquet. La police est à la recherche d'une personne surprise par les caméras de surveillance en train de quitter à pied le musée après la fusillade. Un appel à la population a été lancé, selon les médias belges, pour obtenir des informations concernant le suspect. Le quotidien belge La Libre Belgique signale que la police fédérale devrait diffuser sur son site web des photos et des images d'une personne suspectée d'être l'auteur de l'attaque.

Un acte antisémite ?

Alors que les premiers éléments de l'enquête commencent à apparaître, la ministre de l'Intérieur belge, Joëlle Milquet, qui s'est rendue très vite sur les lieux du drame, a estimé que tout portait "à croire qu'il s'agissait d'un attentat antisémite". La ministre a estimé sur Europe 1 dimanche que le lieu de la tuerie était "loin d'être anodin". Ajoutant : "Il est évident que tous les éléments laissent évidemment penser à un acte antisémite. Il y a en Belgique comme en France et en Europe une montée des racismes et de l'antisémitisme avec des actes et des injures". Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, a souligné qu'un "lieu symbolique avait été touché".

La veille au soir, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanayhu, avait condamné la tuerie qui, selon lui, est le résultat de "l'incitation à la haine permanente" contre les Juifs et Israël. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a de son côté réprouvé, dans un communiqué, un acte commis par "des barbares qui ne savent que répandre la haine, la terreur et le sang". Le CRIF a en outre "exprimé sa très grande inquiétude face à la radicalisation croissante des actes antisémites". Un juge d'instruction a été saisi de l'affaire pour "assassinat". La porte-parole du parquet a assuré que "toutes les pistes" restaient "ouvertes" et que la justice ne pouvait confirmer qu'il s'agissait d'un "acte terroriste ou antisémite".

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