Fusillade au Texas : l'erreur de l'US Air Force qui a permis au tireur de Sutherland Springs d'acheter son arme

INVESTIGATIONS - Selon le Pentagone, l'US Air Force n'avait pas informé le FBI de la condamnation pour violences conjugales de Devin Patrick Kelley, le tueur de Sutherland Springs. Cela aurait dû l'empêcher d'acheter l'arme qui lui a servi pour abattre 26 personnes dans une église du Texas dimanche.

La fusillade meurtrière aurait-elle pu être évitée ? Le Pentagone a reconnu lundi que l'US Air Force avait omis d'informer le FBI de la condamnation pour violences conjugales de Devin Patrick Kelley. Une information qui aurait dû empêcher le tueur de Sutherland Springs d'acquérir l'arme qui lui a permis de tuer 26 personnes dans une église texane dimanche. 


"Le délit de violence conjugale de Kelley n'a pas été inscrit au registre du Centre national d'information criminelle (NCIC)", a indiqué Ann Stefanek, une porte-parole de l'armée de l'air américaine, précisant qu'une enquête avait été ouverte. 

Condamné à 12 mois de détention

Une directive du Pentagone ordonne en effet au personnel du ministère de la Défense de communiquer au FBI toute condamnation par une cour martiale pour son inclusion dans les registres du NCIC. L'ex-caporal, jugé dans une cour martiale en 2012 pour violences contre son épouse et l'enfant de cette dernière, avait été condamné à 12 mois de détention à la prison de Miramar, en Californie, et libéré en 2014. Il avait ensuite été dégradé au rang de simple soldat avant d'être chassé de l'armée de l'air pour mauvaise conduite. Selon la loi fédérale, il n'avait donc pas le droit d'acheter ou de posséder une arme à feu. 

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Fusillade au Texas : le village de Sutherland Springs meurtri

Coupables de violences sur ses proches

Lundi, l'US Air Force a publié un document datant de janvier 2013 détaillant les motifs de condamnation de Devin Patrick Kelley. L'homme avait été jugé coupable d'avoir frappé sa femme à plusieurs reprises entre juin 2011 et avril 2012, lui donnant des gifles, des coups de pied et tentant de l'étrangler. Il avait aussi été jugé coupable d'avoir violemment frappé son beau-fils entre avril et juin 2012, d'une force telle qu'elle aurait pu "causer sa mort ou le blesser gravement". 


Il avait plaidé coupable de ces deux accusations. En revanche, il avait plaidé non coupable d'avoir pointé des armes à feu chargées en direction de sa femme et de l'enfant à deux reprises, en janvier et avril 2012. 

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Fusillade dans une église au Texas

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