Fusillade en Floride : un policier armé qui se trouvait près du lycée n'est pas intervenu, Trump le traite de "lâche"

NON-ASSISTANCE - Un policier, armé et chargé d'assurer la protection des élèves, se trouvait près du lycée de Parkland le 14 février au moment de la fusillade qui a fait 17 morts. Mais l'agent n'est pas intervenu pour neutraliser le tireur de 19 ans. Le président Donald Trump l'a ouvertement traité de "lâche".

Il a failli dans sa mission de protéger le lycée de Parkland. Dix jours après la tuerie qui a fait 17 morts, le 14 février dernier en Floride, le shérif du comté de Broward, Scott J. Israel, où se trouve le lycée Marjory Stoneman Douglas, a annoncé jeudi que l'un de ses adjoints chargé d'assurer la sécurité de l'établissement avait manqué à son devoir. 


En uniforme et armé, l'adjoint en question se trouvait sur place mais n'a pas agi lorsque l'auteur présumé, Nikolas Cruz, a ouvert le feu avec un fusil semi-automatique Ar-15 à la sortie des cours. "Il n'est jamais entré", a-t-il déclaré. En réaction, le président américain Donald Trump a suggéré vendredi 23 février que le policier était un "lâche" ou qu'il avait été paralysé par la peur.

Arrivé le premier au lycée de Parkland, 90 secondes après le début de la fusillade, l'agent Scott Peterson, assigné à la surveillance de l'école depuis 2009, a préféré se maintenir à couvert à l'extérieur de l'établissement. Comme le montrent des images de vidéosurveillance, le policier est resté dehors pendant quatre à six minutes alors que les coups de feu retentissaient. "C'est terrible, nauséabond. Il n'y a pas de mot", a commenté le shérif Scott J. Israel, "dévasté et écoeuré". 

"Il savait clairement qu'il y avait un tireur à l'intérieur"

"De sa position, il semble voir l'une des entrées du bâtiment, la plus à l'ouest, et il est resté où il était. Il savait clairement qu'il y avait un tireur à l'intérieur", a-t-il encore indiqué. Âgé de 54 ans, l'officier a été suspendu sans solde suite à ces révélations. Mais proche de l'âge de la retraite, il a préféré remettre sa démission. Une enquête est en cours pour établir si deux autres agents "auraient pu ou auraient dû faire davantage" avant la tuerie, a conclu le shérif Israel. 

Deux jours après sa proposition d'armer une partie des enseignants pour qu'ils puissent répliquer et protéger les élèves en cas d'attaque, le président américain Donald Trump s'en est en tout cas vertement pris à l'agent mis en cause. "Ils sont entraînés, il n'a pas réagi convenablement sous la pression ou c'est un lâche", a-t-il déclaré, citant nommément Scott Peterson en soulignant que son identité méritait d'être rendue publique. "À coup sûr, il a fait du mauvais boulot. Il n'y a aucun doute à ce sujet." Incriminé de toutes parts, le policier n'a, lui, toujours pas fourni d'explications quant à son comportement.

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