Gabon : les militaires prêts à évacuer les ressortissants français

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CRISE - Les militaires français se tiendraient prêts à intervenir rapidement au Gabon s’il fallait évacuer les ressortissants.

La crise électorale gabonaise est peut-être en train de prendre un nouveau virage pour la France. Si les violences entre les pro-Bongo et les pro-Ping semblent s’être atténuées hier à Libreville, les tensions entre le président sortant et son rival, qui s’est proclamé élu, restent extrêmement fortes. Dans ce contexte et face à l’inquiétude généralisée de la communauté internationale sur la suite du conflit entre pouvoir et opposition, la France aurait demandé à ses militaires sur place de se tenir prêt à intervenir dans les prochaines 24 heures s’il fallait évacuer ses ressortissants. Selon Europe 1, le dispositif d’exfiltration serait en place, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise.

Des Français arrêtés "avec le lot de casseurs et de pilleurs"

Le Gabon  est en pleine période de trouble depuis l’annonce de la réélection d’Ali Bongo à la présidence, avec 49.8% des suffrages contre 48.23% à Jean Ping, selon les résultats officiels. De violentes manifestations ont éclaté dans le pays à l’appel de l’opposition, entraînant une répression tout aussi violente, causant plusieurs morts et de très nombreuses interpellations. Des binationaux franco-gabonais avaient notamment été interpellés par les forces de l’ordre, avant d’être relâchés.  Les Français arrêtés au Gabon "sont parmi tous ceux qui ont cassé et pillé", a affirmé sur RTL Ali Bongo. Face au gouvernement français qui annonce être sans nouvelle d'une quinzaine de ressortissants, il précise que " six Franco-Gabonais on été arrêtés pendant les manifestations", insistant sur la fait qu'ils se trouvaient "avec le lot de casseurs et de pilleurs". Étant sur le territoire gabonais, ils seront traités comme des Gabonais, a-t-il ajouté. 


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Gabon : Ali Bongo met en cause 6 Français arrêtés pour avoir "cassé et pillé"

Le ministère des Affaires étrangères de Jean-Marc Ayrault a indiqué avoir demandé ce mardi aux autorités gabonaises que la France puisse exercer pleinement la protection due à ses ressortissants, en permettant leur accès  et la possibilité de vérifier les conditions de leur détention. "Aucun des 15.000 Français n'a manifesté le désir de partir", s'est défendu Bongo sur Europe 1. "Mon devoir est de protéger les Français qui sont sur mon territoire, ils ne sont pas en danger", a-t-il conclu.


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