Gare du Nord : pourquoi la SNCF abandonne le gigantesque projet de rénovation

Gare du Nord : pourquoi la SNCF abandonne le gigantesque projet de rénovation

TRANSPORTS - Le concessionnaire des travaux prévoyait un surcoût estimé à plus de 360 millions d'euros et un retard de deux ans par rapport à la date initialement prévue, des nouvelles conditions insupportables pour la SNCF qui a préféré mettre fin au contrat.

La SNCF a fait le constat d'une "défaillance grave de son concessionnaire". C'est avec ces mots que la société ferroviaire a annoncé mardi soir qu'elle mettait fin au projet actuel de transformation de la Gare du Nord, et plus précisément au contrat de concession conclu en 2019 avec StatioNord, une coentreprise formée par Ceetrus, la filiale immobilière du groupe Auchan, et SNCF Gares & Connexions. 

À l'origine, le projet prévoyait de tripler la surface de la gare, notamment pour accueillir les voyageurs à l'occasion des Jeux Olympiques de 2024 qui se dérouleront à Paris. La SNCF avait également précisé vouloir limiter les conséquences des travaux sur le trafic et le confort des voyageurs. Le tout pour un coût de 389 millions d'euros. 

Or, le 5 juillet dernier, SNCF Gares & Connexions a appris que la fin des travaux était désormais estimée à 2026 "au plus tôt", a noté l'entreprise dans un communiqué de presse. Mais aussi que le coût des travaux s'établissait à 789 millions d'euros, un surcoût portant la facture globale du projet à plus de 1,5 milliard d'euros, et que "des perturbations sévères" sur la circulation ferroviaire étaient à prévoir.

"Une défaillance grave"

Face à ces nouvelles conditions, qualifiées par la SNCF de "dérives insupportables par rapport aux engagements contractuels" de la société concessionnaire, "SNCF Gares & Connexions ne peut que constater la défaillance grave de son concessionnaire et prononcer sa déchéance" a déploré l'entreprise. 

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Cette dernière a alors engagé un nouveau projet de transformation de la Gare du Nord "élaboré en concertation étroite avec les acteurs publics concernés" et promis "une adaptation rapide" du lieu aux prochains grands événements sportifs qu'accueillera prochainement Paris, la Coupe du monde de rugby en 2023 et les JO en 2024.

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