Gaza : le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas sera-t-il prolongé ?

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PROCHE-ORIENT - Le cessez-le-feu à Gaza entre jeudi dans son troisième et dernier jour, Israël acceptant une prolongation sans conditions de cette pause des combats, mais le Hamas a affirmé qu'aucun accord n'avait été conclu lors des négociations menées au Caire pour parvenir à une trêve durable.

Alors que le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël entre dans son troisième et dernier jour, une question reste en suspend : la trêve va-t-elle se poursuivre ? Rien n'est moins sûr, alors que la vie reprend à peine son cours dans l'enclave palestinienne dévastée par 28 jours de bombardements. l'arrêt des bombardements israéliens. Au Caire, les délégations israéliennes et palestiniennes ne semblent pas avoir trouvé d'accord, à quelques heures de la fin de la trêve, censée s'achever vendredi à 5h GMT (7h en France).

"Israël ne voit aucun problème à ce que le cessez-le-feu soit prolongé sans condition", a dit un responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat, traduisant apparemment la volonté israélienne de dicter les termes de la négociation. Interrogé sur la durée de cette prolongation, il a précisé qu'elle pouvait être illimitée. "Il n'y a pas d'accord pour prolonger le cessez-le-feu", a cependant tranché mercredi soir Moussa Abou Marzouk, le chef adjoint du Hamas, qui participe aux pourparlers indirects avec Israël au Caire.

Des exigences à première vue irréconciliables

Les discussions s'annoncent ardues, avec des exigences à première vue inconciliables et une multiplicité d'acteurs aux intérêts divergents. Israël insiste sur son impératif de sécurité. Côté palestinien, on exige en premier lieu la levée du blocus de Gaza. "Notre délégation au Caire (...) ne cèdera sur aucune de nos exigences", a affirmé Ismaïl Haniyeh, ex-Premier ministre du Hamas àGaza et numéro deux du bureau politique du parti. "Ce que l'occupant n'a pas pu obtenir sur le champ de bataille, il ne pourra pas non plus l'obtenir sur la scène politique", a-t-il affirmé.

"Notre objectif maintenant est de nous assurer que le cessez-le-feu tienne, que Gaza puisse commencer le processus de reconstruction", a assuré de son côté le président des Etats-Unis, Barack Obama. "Je n'ai aucune sympathie pour le Hamas mais j'en ai pour les gens ordinaires qui souffrent à Gaza", a renchéri Barack Obama lors d'une allocution en clôture du sommet USA-Afrique à Washington, ajoutant que les habitants de la bande de Gaza avaient besoin d'"espoir" et ne pouvaient survivre longtemps coupés du monde.

Mercredi, les Gazaouis avaient l'air de croire que cette fois, le cessez-le-feu pouvait tenir. Ils ont rouvert leurs marchés et leurs banques. Des dizaines de pêcheurs ont repris la mer pour la première fois depuis des semaines.

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