Gaza : le Hamas exécute les "traîtres", un enfant israélien tué

Gaza : le Hamas exécute les "traîtres", un enfant israélien tué
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CONFLIT — Alors que trois chefs du Hamas sont morts jeudi dans des raids israéliens, le Hamas s'est livré à une série d'exécutions de Palestiniens accusés d'avoir "collaboré" avec Israël. Ce vendredi, pour la première fois depuis le début du conflit, un enfant israélien a été tué.

Depuis  la reprise des hostilités  mardi, après neuf jours d'accalmie, 76 Palestiniens ont été tués et des hommes accusés d'avoir "collaboré" avec Israël ont été exécutés, selon la télévision du Hamas. Côté israélien, un enfant a été tué par un obus, pour la première fois depuis le début du conflit le 8 juillet.

Des centaines d'enfants et d'adolescents ont été tués côté palestinien depuis un mois et demi. Mais la mort d'un enfant israélien est susceptible de provoquer d'intenses représailles israéliennes. "Le Hamas paiera cher cette attaque. L'armée et le renseignement vont intensifier leurs opérations jusqu'à ce qu'ait été atteint l'objectif" des opérations militaires, a aussitôt prévenu le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Le garçon de quatre ans a été tué par un obus tiré de la bande de Gaza dans le secteur de Sdot Negev, à l'est de la bande de Gaza, selon la police et l'armée.

Trois chef du Hamas  tués dans des raids

Après avoir tenté d'éliminer mardi soir le chef des brigades al-Qassam, la branche militaire du Hamas, l'armée israélienne en a tué trois hauts commandants dans un raid aérien jeudi à l'aube sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Deux d'entre eux, Raëd al-Atar et Mohammed Abou Chamala, figuraient parmi les hommes les plus recherchés par le renseignement israélien. Ils sont associés à différentes attaques et à deux événements qui ont marqué les Israéliens : l'enlèvement du soldat Gilad Shalit en 2006 et la mort de trois soldats à Rafah le 1er août dernier. 

Si le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s'est gardé de confirmer ou d'infirmer que le chef d'al-Qassam avait été visé, il a justifié le principe d'attaques ciblées contre les têtes du mouvement : "Les dirigeants des organisations terroristes sont des cibles légitimes." "L'assassinat des dirigeants des brigades Ezzedine al-Qassam est un crime immense qui ne brisera pas notre détermination, ni n'affaiblira notre résistance, mais dont Israël devra payer le prix", a rétorqué un porte-parole du Hamas. Pour punir "les traitres" qui auraient collaboré avec Israël pour qu'on les localise, le Hamas s'est livré vendredi à une série d'exécutions sommaires et publiques de 18 Palestiniens, selon la télévision du Hamas.

Le Hamas menace l'aéroport Ben-Gourion

Mercredi, les brigades al-Qassam avaient fait planer la menace d'une action contre l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. "Nous mettons en garde les compagnies aériennes internationales et les incitons à arrêter de se poser à Ben-Gourion à partir de jeudi 6 heures", a dit un porte-parole dans une allocution télévisée. Il n'a pas précisé la nature de cet avertissement mais l'aéroport a été la cible de tirs de roquettes du Hamas fin juillet, qui avaient entraîné sa brève fermeture et de nombreuses annulations de vols. Jeudi matin, tous les vols à l'arrivée et au départ de Ben-Gourion ont néanmoins été maintenus.

EN SAVOIR + >> Notre dossier consacré au conflit entre Israël et le Hamas

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