Gaza : une commission de l'ONU pointe de possibles crimes contre l'humanité, Israël dénonce un rapport "partial"

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GAZA - Israël a rejeté jeudi 28 février comme "partial" le rapport d'une commission de l'ONU sur sa riposte face aux manifestations et aux violences en cours depuis des mois dans la bande de Gaza, imputant au mouvement palestinien Hamas la responsabilité du bilan humain.

Une riposte qui s'apparenterait à des "crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité". La commission des Nations unies chargée d'enquêter sur les "violations et mauvais traitements présumés" de la part d'Israël lors de manifestations dans la bande de Gaza a rendu ce jeudi les conclusions d'un rapport dénonçant largement les agissements de l'Etat hébreu dans sa réponse aux troubles ayant eu cours dans l'enclave ces derniers mois. 


"Le théâtre de l'absurde pratiqué au Conseil des droits de l'Homme (de l'ONU) a produit un rapport hostile, mensonger et partial contre Israël", a rapidement réagi ce jeudi 28 février Israel Katz, le ministre israélien des Affaires étrangères. 

Depuis le 30 mars 2018, la bande de Gaza, coincée entre Israël, l'Égypte et la Méditerranée et éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus, est le théâtre de protestations hebdomadaires, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948. 


Au moins 251 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date, la grande majorité le long de la frontière, et les autres dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave.

Plus de 6.000 manifestants non armés touchés

"Les soldats israéliens ont commis des violations du droit international humanitaire et des droits humains. Certaines de ces violations peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité et doivent immédiatement faire l'objet d'une enquête par Israël", a déclaré le président de la Commission, Santiago Canton. Selon elle, "plus de 6.000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d'élite militaires, semaine après semaine lors des manifestations". 


Les enquêteurs ont indiqué avoir "trouvé des motifs raisonnables de croire que des tireurs d'élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu'ils étaient clairement reconnaissables comme tels". 


"Israël doit rendre des comptes", a réagi le Hamas, après la remise du rapport. 

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Israël charge les enquêteurs de l'ONU

Les enquêteurs ont indiqué avoir "trouvé des motifs raisonnables de croire que des tireurs d'élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu'ils étaient clairement reconnaissables comme tels". Israel Katz accuse les auteurs de l'enquête de ne pas s'être penchés sur les faits. "Le seul propos (...) consiste à salir la seule démocratie du Proche-Orient et à porter atteinte à son droit à se défendre contre les agissements terroristes d'un groupe meurtrier", le Hamas, qui gouverne Gaza et à qui Israel a livré trois guerres depuis 2008, a déclaré le ministre israélien.


"C'est le Hamas, une organisation dont l'objectif déclaré consiste dans la destruction de l'Etat d'Israël, qui pousse les habitants de Gaza, y compris les femmes et les enfants, vers la barrière (frontalière), c'est lui qui porte la responsabilité."

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