Grande-Bretagne : un policier examiné pour une possible exposition à l’agent innervant Novitchok

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ANGLETERRE - Un policier britannique a été admis à l’hôpital pour une possible exposition à l'agent innervant Novitchok, une semaine après l'empoisonnement par ce produit d'un couple dans le sud-ouest de l'Angleterre, et quatre mois après l’affaire Skripal.

Le feuilleton du Novitchok pourrait connaître un nouveau rebondissement. Quatre mois après l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille, et une semaine après la contamination par le même agent innervant dont ont été victimes deux Britanniques, l’hôpital de Salisbury, ville où toutes ces personnes ont été infectées, a fait savoir ce samedi soir qu’il examinait un policier pour une possible exposition au même produit.

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Le policier "a demandé un avis médical en rapport avec l'incident d'Amesbury" - la ville proche de Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) où résidait le couple contaminé la semaine dernière - et a été transféré pour des "examens spécialisés", a indiqué un porte-parole de l'établissement. La police a toutefois assuré qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution" pour son agent. 


Ces dernières heures, les enquêteurs ont passé au peigne fin plusieurs endroits de Salisbury à la recherche de la source de l'empoisonnement du couple d'Amsbury, un homme et une femme de 45 et 44 ans toujours hospitalisés dans un état critique. La police avait annoncé mercredi qu'ils avaient été exposés au poison russe "après avoir manipulé un objet contaminé". Elle avait toutefois souligné ne pas pouvoir dire à ce stade si la substance provenait du même lot que celui qui avait empoisonné Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars, une affaire à l'origine de vives tensions diplomatiques entre Moscou et Londres.

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