Nouvelle démission au sein du gouvernement de Theresa May

Nouvelle démission au sein du gouvernement de Theresa May

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DÉPART - Une semaine après le départ du ministre de la Défense Michael Fallon, accusé d'agression sexuelle, le gouvernement britannique a enregistré un nouveau départ ce mercredi en la personne de Priti Patel, secrétaire d'Etat au Développement international.

Les temps sont durs pour le gouvernement de Theresa May. Alors que la Première ministre britannique doit gérer un Brexit particulièrement ardu, elle doit faire face, une semaine après le départ du ministre de la Défense Michael Fallon, mis en cause dans un scandale de harcèlement sexuel qui pourrait également faire tomber le du vice-Premier ministre Damian Green et le secrétaire d'Etat au Commerce international Mark Garnier, elle a dû essuyer une nouvelle démission en la personne de la secrétaire d'Etat britannique au Développement international, Priti Patel.

Cette dernière, à qui il est reproché d'avoir rencontré des personnalités politiques israéliennes sans en informer son gouvernement, a présenté ses excuses à Theresa May ce mercredi soir, préalable à sa démission. Pareil comportement constitue en effet une infraction au protocole diplomatique.


Âgée de 45 ans, Priti Patel a écrit dans sa lettre de démission : "J'ai agi avec les meilleures intentions, mais elles n'ont pas respecté les exigences de transparence et de franchise que j'ai défendues et promues". "Le Royaume-Uni et Israël sont des alliés proches et il est juste que nous travaillions étroitement ensemble. Mais cela doit être fait de manière formelle, à travers les canaux officiels", lui a répondu Theresa May.

Les autorités palestiniennes scandalisées

Lundi 6 novembre, la désormais ex-secrétaire d'Etat avait déjà présenté des excuses pour ne pas avoir informer son gouvernement au préalable. Priti Patel aurait également omis de mentionner une autre rencontre, en septembre dernier, avec le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan à Westminster, alors qu'elle avait avoué l'existence d'une entrevue le même mois avec le directeur général du ministère des Affaires étrangères Yuval Rotem, cette fois-ci à New York. 


Une fois révélées, ces informations n'avaient pas été du goût des autorités palestiniennes. "C'est scandaleux et on peut se demander combien d'autres cas, et pas seulement en Grande-Bretagne, n'ont pas été portés à la connaissance du public", avait réagi la dirigeante palestinienne Hanane Achraoui, jointe par l'AFP à Jérusalem. Idem pour l'ambassadeur de Palestine au Royaume-Uni, Manuel Hassassian, qui a jugé le comportement de Priti Patel "en totale contradiction" avec la politique de Londres, favorable à une solution à deux Etats au Proche-Orient.

Les cas Johnson et Ashcroft embarassent également May

Dans le même temps, l'ancien maire de Londres, chef de file du Brexit et désormais ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a également fait parler de lui en fragilisant le sort de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une citoyenne irano-britannique emprisonnée depuis 18 mois en Iran pour appel à la sédition. Il avait en effet déclaré, de façon plus ou moins claire, que cette dernière "enseignait le journalisme", ce qui s'est avéré faux et dangereux pour la femme de 38 ans, qui travaille pour la fondation Thomson Reuters.


Pour ne rien arranger, le grand argentier et ancien trésorier du Parti conservateur britannique, Lord Michael Ashcroft, est cité dans le scandale des "Paradise Papers" pour avoir caché une partie de sa fortune aux Bermudes. Selon le Consortium International des journalistes à l'origine de cette affaire, ce dernier aurait d'ailleurs fait don de 500.000 livres à Theresa May lors des dernières élections législatives.

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