Grèce : la ministre adjointe des Finances claque la porte du gouvernement

Grèce : la ministre adjointe des Finances claque la porte du gouvernement

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CRISE - La ministre adjointe grecque des Finances a quitté mercredi le gouvernement. Une démission qui fragilise un peu plus le Premier ministre Alexis Tsipras, à quelques heures du vote du Parlement sur les nouvelles mesures d'austérité conclues lundi par la Grèce avec ses créanciers.

A quelques heures du vote du Parlement sur les nouvelles mesures d'austérité, la ministre adjointe grecque des Finances a présenté sa démission. "Je ne vais pas voter en faveur de ce projet de loi et je crois qu'on ne peut pas rester au gouvernement si on vote contre", a déclaré Nadia Valavani aux médias grecs après avoir publié une lettre adressée lundi au Premier ministre Alexis Tsipras, dans laquelle elle expliquait devoir démissionner car "la solution imposée à la Grèce" par les créanciers "n'est pas viable".

Tsipras, de plus en plus seul

"Dans une guerre, quand les puissances de l'adversaire sont supérieures d'une façon écrasante, on peut se permettre de capituler pour reconstituer ses propres forces, avait également écrit la députée de Syriza. Toutefois, cette capitulation était si écrasante qu'elle ne permet pas cette reconstitution", car les nouvelles mesures "signées par nous-mêmes vont aggraver la situation d'un peuple épuisé et ce sera la pierre tombale (du parti) pendant plusieurs années".

A LIRE >> Alexis Tsipras "ne croit pas" au texte qu'il a signé

Le vote prévu mercredi soir au Parlement sur les lourdes nouvelles mesures d'austérité imposées par les créanciers, l'Union Européenne et le FMI, et visant à garantir le maintien de la Grèce dans la zone euro, sera une véritable épreuve pour la cohésion du parti de la gauche radicale Syriza. Lundi, le ministre adjoint des Affaires européennes et député du parti, Nikos Chountis, avait déjà annoncé qu'il abandonnait son portefeuille, préférant remplacer au Parlement européen le député Manolis Glezos, figure emblématique de la Résistance grecque. Et au moins quatre députés, dont l'influent ministre de l'Energie, Panagiotis Lafazanis, appartenant à l'aile la plus à gauche du parti, ont déjà fait savoir qu'ils voteraient contre mercredi soir. A l'approche du vote, Alexis Tsipras, qui a lui même confié qu'il ne "croyait pas" au texte qu'il avait signé avec l'Eurogroupe, semble de plus en plus seul. 

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