Grèce : le Parlement valide l'accord avec Bruxelles

Grèce : le Parlement valide l'accord avec Bruxelles

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CRISE – Dans un climat de haute tension, le Parlement grec a voté dans la nuit de mercredi à jeudi les premières réformes exigées par ses partenaires européens, conditions préalables à une nouvelle aide. Un texte qui sème la division au sein de la propre majorité du Premier ministre.

Un (petit) pas de plus vers la sortie de crise. Le Parlement grec a ratifié dans la nuit de mercredi à jeudi les premières mesures de l'accord conclu par le Premier ministre, Alexis Tsipras, et ses créanciers. Une série de dures réformes exigées par les États membres de la zone euro comme préalable à un nouveau plan d'aide au pays, d'au moins 80 milliards d'euros sur trois ans.

Un accord voté à une large majorité
Le texte a été validé par 229 députés contre 64, 6 s'étant abstenus. Une adoption massive, alors que le vote se déroulait sous haute tension, des manifestations virulentes contre les réformes d'austérité se déroulant au même moment à Athènes. Le texte a notamment été voté grâce aux voix de l'opposition.

L'embarras de Syriza, le parti de Tsipras
Malaise dans la formation de gauche radicale du Premier ministre : 32 députés ont voté contre, 6 se sont abstenus, n'acceptant pas, notamment, les hausses de TVA et la réforme des retraites. L'ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, lui-même, a voté contre, tout comme la présidente du Parlement, Zoé Konstantopoulou, ou encore l'ex-vice ministre des Finances, Nadia Valavani, qui avait claqué la porte du gouvernement quelques heures avant. Alexis Tsipras avait d'ailleurs déclaré la veille avoir signé un texte auquel “il ne croyait pas” et qui “ne bénéficierait pas à l'économie grecque”. Mais dont seule l'adoption permettrait d'éviter le “désastre”.

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Et maintenant ?
Le texte, déjà adopté par le Parlement français, doit encore être ratifié en Finlande et en Allemagne notamment, deux pays représentant la ligne la plus dure face à Athènes. La Grèce doit aussi être fixée jeudi sur une aide d'urgence des Européens afin de faire face à ses besoins immédiats, et sur le soutien que peuvent espérer ses banques de la part de la Banque centrale européenne.

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