Grèce : Yanis Varoufakis en 5 phrases chocs

Grèce : Yanis Varoufakis en 5 phrases chocs

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REFERENDUM - Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, bête noire des créanciers, a démissionné ce lundi. Une sortie par la grande porte, après cinq mois durant lesquels il aura cassé les codes bien lisses de sa fonction.

Il a assimilé les créanciers d'Athènes à du "terrorisme", qualifié leur programme d'austérité de "plus gros ratage de l'histoire économique" : Yanis Varoufakis aura marqué les esprits à la tête des Finances grecques avec son franc-parler et son sens de la formule, avant de tirer sa révérence ce lundi, après six mois d'exercice. Florilège.

"Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté". Yanis Varoufakis aura cultivé l’art de la provoc’ jusqu’au bout, comme en témoigne cette phrase issue de son message de départ ce lundi, quelques heures après le référendum de dimanche remporté par le camp du gouvernement, le ministre des Finances. C'est Alexis Tsipras qui a demandé le départ de son ministre pour répondre à la "préférence" exprimée par certains membres de l'Eurogroupe, les homologues de Yanis Varoufakis au sein des pays de la zone euro.

"Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom : terrorisme", accuse le 4 juillet Yanis Varoufakis dans El Mundo. "Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", développe le désormais ex-ministre au sujet de la politique du FMI, de la BCE et de l'UE.

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Le 3 juillet, le ministre assume : "Nous avons un très mauvais système de gouvernance en Europe", déclare-t-il à BBC News. "Ce n'est pas la bonne manière de diriger une union monétaire. C'est une parodie. C'est une comédie des erreurs depuis maintenant cinq ans." "Le programme qu'ils ont imposé à ce pays et qu'ils veulent continuer à imposer (...) va rester comme le plus gros ratage de l'histoire économique".

"De mon point de vue, nous ne sommes même pas tombés d'accord sur le fait de ne pas être d'accord", déclare le 5 février, Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, après un entretien avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble, à Berlin.

"Nous sommes pour un mode de vie frugal, nous ne pensons pas que développement signifie multiplication de Porsche Cayenne dans les rues étroites de nos villes, ordures sur les plages et dioxyde de carbone dans l'atmosphère", explique-t-il le 29 janvier lors de sa première conférence de presse à Athènes, deux jours après sa prise de fonction.

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