Greyball : Uber arrête son logiciel secret pour échapper aux autorités

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ESPIONNAGE - La société Uber a promis mercredi d'arrêter d'utiliser un logiciel gardé secret jusqu'à la semaine dernière. Celui-ci était utilisé par certains de ses chauffeurs pour éviter d'être repérés par les autorités.

Uber une nouvelle fois épinglé. Le service américain de réservation de voiture avec chauffeur, confronté aux polémiques à répétition ces derniers mois, a été contraint mercredi de tirer un trait sur GreyBall. Un logiciel "secret" qui, jusqu'à la semaine dernière, était utilisé par certains de ses chauffeurs pour éviter d'être repérés par les autorités…


"Nous avons entamé un examen des différentes manières dont cette technologie a été utilisée jusqu'à présent. En outre, nous interdisons expressément à l'avenir son utilisation pour cibler des actions des régulateurs locaux", a indiqué Joe Sullivan, responsable des questions de sécurité chez Uber, dans un message publié sur le site de l'entreprise. La ligne de défense d'Uber sur Greyball se retrouve ainsi mise à mal : celle-ci avait consisté jusqu'ici à dire que l'objectif principal du logiciel, qui permet d'afficher une version factice de son application sur le téléphone de certains utilisateurs, n'était pas d'échapper aux forces de l'ordre.

Une liste des révélations embarrassantes

L'entreprise avait dû avouer l'existence de Greyball la semaine dernière, suite à un article du New York Times. L'affaire était venue allonger la liste des révélations embarrassantes sur Uber, qui se sont multipliées ces dernières semaines et ont conduit l'entreprise à lancer la recherche d'un numéro deux pour épauler son patron-fondateur, Travis Kalanick. La méthode de direction impétueuse et agressive de ce dernier est en effet de plus en plus contestée : une vidéo de Travis Kalanick en train de se quereller avec un chauffeur est notamment devenue virale. 


La culture de l'entreprise s'est également retrouvée sur la sellette avec des accusations de sexisme lancées par une ancienne ingénieure tandis qu'Alphabet, la maison mère de Google, a lancé des poursuites en justice en accusant Uber et une de ses filiales d'avoir volé ses technologies pour voitures sans chauffeur.

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