Grogne sociale, casse et blocages en France : à l'étranger, on en pense quoi ?

Grogne sociale, casse et blocages en France : à l'étranger, on en pense quoi ?

VU D'AILLEURS - Les opposants à au projet loi du gouvernement étaient à nouveau dans la rue ce jeudi. Un mouvement qui, après deux mois d'existence, pourrait encore se poursuivre, alors que la France s'apprête à recevoir l'Europe du foot dans quelques jours. Que pense la presse étrangère de la situation dans l'Hexagone. Tour d'horizon.

Des blocages en cascade, une pénurie de carburant, des perturbations sur les routes et de nombreux défilés : la contestation contre la loi travail a de nouveau agité le pays ce jeudi. Un bras de fer social pour le moins embarrassant pour le gouvernement, en particulier à quinze jours de l'Euro de football. Ce que la presse du Vieux continent ne manque pas de souligner.

Selon The Independent, la fête pourrait être gâchée. Les syndicats menacent de "paralyser le pays deux semaines avant le début de l’Euro 2016", écrit ainsi John Lichfield, correspondant en France du quotidien britannique. Et d'ajouter : "On craint que le conflit ne se poursuive pendant des jours, ne finisse par s’enraciner et devenir violent", comparant le mouvement aux événements de mai 1968.

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"La France est prise en otage"

Un scénario inconcevable en Allemagne, dixit le correspondant du quotidien Handelsblatt interrogé par le Courrier International : "Les syndicats ne devraient pas avoir le droit de remettre en cause une loi, d’autant plus qu’il s’agit là d’une formation, la CGT, qui est minoritaire parmi l’ensemble des salariés français." En Italie aussi, les images de file d'attente devant les stations essence françaises interpellent. Se félicitant des réformes adoptées mardi en Grèce, le quotidien  Il Sole-24 Ore en profite pour critiquer la situation française : "La France est prise en otage par les revendications outrancières de certaines organisations syndicales qui prétendent au retrait de la loi sur le marché du travail."

Et le journal italien d'enfoncer le clou : "Il a suffi que quelques étudiants descendent dans les rues et que les syndicats fassent la grosse voix pour que le gouvernement, délégitimé par son impopularité, son manque de courage et ses propres hésitations, engage la marche arrière."

Un gouvernement qui, au contraire, jouerait la montre selon le journal néerlandais Trouw : "Manuel Valls fait le pari que la résistance va s’essouffler car si une majorité des Français est contre la loi El-Khomri, l’opinion publique s’oppose de plus en plus aux violences et aux actions qui perturbent le cours des choses, surtout si elles ont comme résultat un réservoir vide." Une opinion partagée par le journal italien  Il Manifesto : "La stratégie du Premier ministre est de miser sur l’exaspération de la population, une exaspération fomentée en réalité par la présentation alarmiste des pénuries de carburant."

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