Hausse des tarifs douaniers : Trump accuse (à tort) le Canada d'avoir incendié la Maison Blanche en... 1812 !

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HISTOIRE - Deux jours avant le G7 qui se tient au Canada à partir de ce vendredi, Donald Trump a invoqué ce mercredi des questions de "sécurité nationale" pour justifier la surtaxe sur les métaux canadiens. Une explication jugée invraisemblable et même "insultante" par Justin Trudeau, le Premier ministre canadien.

On l'imagine dans son bureau ovale, le stylo entre les doigts, le combiné collé à l'oreille. Donald Trump s'est entretenu, la semaine passée, avec Justin Trudeau. L'objet de leur échange : les nouveaux tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis. 

Le Premier ministre canadien l'interroge alors sur cette hausse qu'il juge invraisemblable, voire "insultante". Ce à quoi, le président américain répond qu'il s'agit d'une "question de sécurité nationale", selon CNN, avant d'ajouter : "N'avez-vous pas brûlé la Maison Blanche, les gars ?"

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Le Canada était alors une colonie

Aussi invraisemblable que cette réponse puisse paraître, Donald Trump semble faire référence à un incendie qui embrasa la demeure du président des Etats-Unis en... 1812 ! Seulement, s'il est vrai que l'édifice a bien été incendié à cette date pendant la guerre, ce n'est pas le Canada qui en était à l'origine. 

Et pour cause, le voisin des Etats-Unis n'était pas encore un pays indépendant, mais une colonie britannique. Le Canada n'est devenu une Nation qu'en 1867. Ce brasier était une réponse des soldats britanniques en représailles à une attaque américaine sur York, Ontario, un territoire devenu par la suite canadien, affirment les historiens.

Un sommet du G7 qui s'annonce difficile

La décision américaine d'imposer de nouvelles taxes tarifaires de 10 % pour l’aluminium et de 25 % pour l’acier, suivie de menaces de représailles de l’Union européenne, du Canada et du Mexique, dessine un climat électrique pour le sommet du G7, vendredi et samedi. 

Dans les capitales, cette rencontre a été préparée comme un match à six contre un. Après le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, l'escalade tarifaire est vécue comme la négation même de la raison d'être du G7, c'est-à-dire la garantie de l'ordre international. 

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Donald Trump et l'acier : une guerre commerciale déclarée ?

Avec Emmanuel Macron, arrivé en avance mercredi au Canada, l'hôte du sommet Justin Trudeau n'a rien cédé sur le vocabulaire, défendant dans une déclaration conjointe "un multilatéralisme fort, responsable, transparent", une formule que l'on voit mal Washington adopter.

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