Hollande aux Etats-Unis : un gros câlin pour les "pigeons"

Hollande aux Etats-Unis : un gros câlin pour les "pigeons"

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POLITIQUE - François Hollande est allé rendre visite aux entrepreneurs français expatriés lors de sa visite d'Etat aux Etats-Unis mercredi. L'occasion d'affirmer son soutien aux entreprises innovantes. Et de serrer dans ses bras le chef de fil des "pigeons".

François Hollande était d' humeur tendre mercredi. Le président avait envie de faire des gros câlins et visiblement les entrepreneurs français aussi. En visite à San Francisco pour rencontrer les chefs d'entreprises expatriés dans la Silicon Valley, le chef de l'Etat a pris dans ses bras Carlos Diaz, initiateur du mouvement de contestation des patrons en 2012, appelés les "pigeons". "Êtes-vous capable aujourd'hui d'embrasser vraiment les entrepreneurs et de leur faire un hug", avait plaisanté Carlos Diaz. Ce à quoi François Hollande a répondu par cette accolade, devant une assemblée amusée.

Reconnaître le dynamisme des entrepreneurs français

La scène qui a fait le tour des médias n'est pas seulement drôle, elle se veut également un symbole dans l'opération séduction du président en direction des chefs d'entreprise. Cette visite intervient en effet alors que François Hollande a confirmé lors de sa conférence de presse en janvier son tournant social-démocrate et que la majorité bataille avec Pierre Gattaz , patron du Medef, sur le "pacte de responsabilité". Et le numéro du chef de l'Etat semble avoir fonctionné, Carlos Diaz a dit avoir "adoré" le discours du chef de l'Etat qui a égrené une série de mesures en faveur des start-up françaises.

François Hollande a en effet rappelé que "la France doit reconnaître le dynamisme de ses entrepreneurs" et favoriser "l'esprit d'initiative". Il a promis dès "le mois prochain" un dispositif "aussi incitatif qu'aux Etats-Unis" pour le "financement participatif" des jeunes pousses françaises, proposé des mesures en faveur des étudiants créateurs d'entreprise, relancé l'idée de "passeports talents" pour les créateurs étrangers ou évoqué "l'idée" de sortes de stock-options dans les start-up.

Le "hug" entre François Hollande et Carlos Diaz.

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